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Du steak créé en laboratoire : une chercheuse de 15 ans veut changer notre façon de consommer de la viande

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À l'adolescence, même si je me conscientisais tranquillement aux grands enjeux, je dois avouer que j'étais pas mal plus préoccupé à obtenir mon permis ou à vider le bar de mes parents sans me faire prendre. 

Malgré son jeune âge, la Torontoise de 15 ans Isabella Grandic a des ambitions, disons un peu plus substantielles. Elle s'est donné pour mission de trouver une manière durable de consommer des oeufs, du lait et de la viande, notamment en en créant de toute pièce depuis son laboratoire.

«J’ai toujours été une mangeuse de viande et j’ai pris conscience des impacts environnementaux que sa consommation pouvait avoir. J’ai décidé que je ne voulais plus contribuer à tuer notre planète avec ça. J’ai donc commencé à penser à des solutions», raconte-t-elle.

Au lieu d'opter pour le véganisme, l’adolescente s’est tournée vers l’agriculture cellulaire dans le but de concevoir des produits animaliers synthétiques.

Prise sous l’aile de The Knowledge Society, un programme «d’accélération en innovation» pour les 13-17 ans, elle a élaboré un «sérum magique» capable de combiner les mêmes protéines que l’on retrouve dans la viande, les oeufs et le lait.

Le résultat est un aliment qui, biologiquement parlant, est identique.

Selon la scientifique, la «viande» qui en ressort serait meilleure pour la santé et même végane. «Souvent, on ne sait pas ce que l’animal qu’on mange a ingéré avant d’arriver dans notre assiette. Avec ce nouveau type de viande, ce problème est résolu et il n’y a aucune cruauté dans le processus».

L’ambitieuse conférencière présente au C2 Montréal reconnait toutefois qu’il reste beaucoup de chemin a parcourir pour répondre aux enjeux environnementaux. «Il n’y a pas assez de gens intelligents qui essaient de trouver des solutions en ce moment. Si c'était le cas, on n’aurait pas tous ces problèmes!», admet-elle.

«Il faut développer plus de talents autour de ces enjeux si on veut s’en sortir.»

Une chose est sûre, avec son dynamisme la chercheuse ira loin. Peut-être verra-t-on du Beyond Milk signé Isabella Grandic sous peu? 

On peut la suivre sur son blogue et son site web.

On a profité de sa présence à Montréal cette semaine pour lui poser quelques questions. 

 

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