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«Je n’ai jamais été aussi près de la NBA»

L’entraîneur Charles Dubé-Brais ne postulera pas à l’Université Laval pour succéder à Jacques Paiement Jr

Charles Dubé-Brais est sous contrat comme entraîneur adjoint des Raptors 905 jusqu’au 30 juin prochain.
Photo d’archives Charles Dubé-Brais est sous contrat comme entraîneur adjoint des Raptors 905 jusqu’au 30 juin prochain.

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Deux grosses pointures qui possèdent tous les attributs pour prendre les rênes du programme de basketball masculin du Rouge et Or de l’Université Laval n’ont pas postulé pour des raisons bien différentes.

Diplômé de Laval, adjoint de Jacques Paiement Sr au cours de la saison 2005-2006 et ancien entraîneur-chef des Kebs de Québec, Charles Dubé-Brais veut continuer son ascension vers la NBA.

« Je suis content que le Rouge et Or ait pris la peine de me contacter, mais c’est un mauvais timing, a expliqué l’entraîneur adjoint des Raptors 905 qui évoluent dans la G League, anti chambre de la NBA. J’ai des aspirations pour la NBA et je n’ai jamais été aussi près. Je n’ai que 37 ans et je veux me donner quatre ou cinq ans pour atteindre mon rêve de la NBA ou me dénicher un bon emploi en Europe. »

Sous contrat jusqu’au 30 juin avec le 905, Dubé-Brais a bon espoir que son entente sera renouvelée. L’entraîneur-chef sera de retour. Après son passage avec les Kebs, Dubé-Brais a aussi coaché en France et en Chine.

Jobin décline

Lui aussi ancien entraîneur-chef des Kebs à leurs premiers pas, Pascal Jobin voulait postuler, mais la réalité familiale l’a convaincu de demeurer sur la Rive-Sud de Montréal. « J’étais intéressé à cent pour cent et j’aurais adoré relever ce défi, mais je ne peux pas me permettre de m’éloigner de mes fils de 11 et 15 ans, a raconté l’entraîneur-chef des Lynx d’Édouard-Montpetit, responsable du programme de sport-études basketball à De Mortagne et adjoint à McGill depuis un an. Je ne voulais pas être à 50 pour cent papa et à 50 pour cent entraîneur. La situation sera peut-être différente dans cinq ans. »

« La clé d’un programme est sa capacité d’attirer les meilleurs athlètes, poursuit Jobin. C’est pourquoi je pense que j’aurais été le meilleur candidat. Avec des installations de première classe qui se comparent à de nombreux programmes de la NCAA, l’Université Laval mérite du gros basketball. »

Sous le coup de l’émotion lors du départ de Paiement, Jobin prévoyait postuler et avait même contacté Dominique Soucy pour sonder son intérêt à travailler comme adjoint s’il obtenait le poste. « Je voulais rallier les anciens, a-t-il indiqué au sujet de l’ancien meneur étoile du Rouge et Or. Après coup, je me suis assis avec ma mère et j’ai décidé de passer outre l’opportunité. Mon plus jeune entre au secondaire en septembre et je vais le coacher. »

Entraîneur-chef et enseignant à Montmorency, Marc-Olivier Beauchamp a lui aussi préféré ne pas postuler.

Autres candidatures

Le concours pour trouver le successeur à Jacques Paiement Jr a pris fin le 22 mai. Un total de 25 personnes ont soumis leur candidature, dont quelques-unes de France, un Américain et un Canadien anglais.

Selon les informations recueillies, on retrouve notamment les adjoints du Rouge et Or, Vincent Plante et Éric Ségal, l’entraîneur-chef de l’équipe féminine des Dynamiques de Sainte-Foy, Dave Laroche, ainsi que les entraîneurs-chefs de Basketball Québec, Nathan Grant, et du collège Jean-de-Brébeuf, Michael Chmielewski.

Les Filons ont « saisi la balle au bond »

Les Filons de Thetford n’ont pas hésité quand ils ont appris que Jacques Paiement Jr était libre comme l’air.

« On a saisi la balle au bond, a illustré le coordonnateur du développement des programmes sportifs Stephen Cabana. On n’y a pas pensé trop longtemps. Le contrat de notre entraîneur [Étienne Jacquet] se terminait et nous avions une fenêtre qui s’ouvrait pour embaucher un entraîneur qui permettra de passer au prochain niveau. »

Les Filons ont confirmé, jeudi soir, l’embauche de Paiement à la tête de leur programme de basketball masculin ainsi que la venue d’un de ses adjoints, Alex Katawha, qui dirigera l’équipe féminine.

Pourquoi miser sur l’ancien entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval pour diriger le programme de Division 2 ? « Il connaît l’écosystème du basketball canadien, c’est un excellent pédagogue et enseignant de basketball, a expliqué Cabana. Il sera capable de recruter de bons éléments. »

Proposition

Ironiquement, Cabana avait rencontré Paiement, tout comme d’autres intervenants du basketball québécois, il y a moins d’un mois, pour obtenir son avis sur le modèle que les Filons devaient adopter pour assurer la croissance de leur programme.

« Au moment de notre rencontre, Jacques n’avait pas encore annoncé sa démission et ce n’était pas une entrevue pour un emploi, a assuré Cabana. J’ai appris la nouvelle par la suite en lisant le Journal de Québec. Par la suite, le discours a changé et je lui ai demandé si notre projet l’intéressait. Il m’est revenu avec une proposition impliquant Alex. »