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Météo capricieuse: les agriculteurs retiennent leur souffle

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Les producteurs de grain entrevoient la saison qui s’amorce en retenant leur souffle, les cultures étant retardées par les conditions climatiques difficiles.

Le manque de chaleur et la surabondance de pluie font trépigner les agriculteurs, qui regardent le printemps s’écouler sans pouvoir se mettre au travail. 

«On est rendus qu’on parle en semaines, là. C’est deux semaines solide [de retard]», a indiqué Sylvain Pion, vice-président pour les Producteurs de grains du Québec. 

C’est un «paquet de circonstances» qui s’additionnent, a-t-il énuméré: une tempête en novembre, la neige qui perdure jusqu’en avril, une série de pluies de glace «qui ont comme scellé le sol, l’ont isolé, et le réchauffement qu’on n’a pas eu jusqu’à maintenant». 

Qui plus est, les bulletins de prévisions météorologiques n’ont rien pour les rassurer, avec encore des précipitations dans le portrait. Ce qui augure des choix difficiles à faire: «selon la météo qu’on annonce, il va certainement y avoir des changements de production et de cultures». 

Mais M. Pion refuse de se laisser abattre. «Quand on est agriculteur, on travaille avec la météo. Il faut être optimiste de passion. Ce sont des situations qu’on a à subir», a-t-il justifié, reconnaissant toutefois que la situation n’est pas optimale et que, selon ce qui s’en vient, ça pourrait devenir pénible pour les producteurs. 

Par exemple, la récolte de sirop d’érable est considérée comme la première de l’année, et Sylvain Pion rappelle qu’elle a été retardée de trois semaines à un mois. 

«On regarde les bourgeons, les lilas, les muguets, les pommiers en fleurs... Tout est décalé. [...] Depuis trois-quatre ans, les printemps sont un peu capricieux», a-t-il déploré.