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Quand Rambo débarque à Cannes

Sylvester Stallone pose fièrement à son arrivée au Festival de Cannes pour promouvoir son nouveau film Rambo V : Last Blood.
Photo AFP Sylvester Stallone pose fièrement à son arrivée au Festival de Cannes pour promouvoir son nouveau film Rambo V : Last Blood.

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CANNES | Rambo au Festival de Cannes ? Pourquoi pas ? Sylvester Stallone a offert un beau cadeau aux festivaliers vendredi en allant dévoiler des extraits inédits de son prochain film Rambo.

C’est vêtu d’un jean, d’une chemise à carreaux et de bottes de cowboys que Sylvester Stallone (Sly pour les intimes) s’est présenté vendredi après-­midi à une classe de maître organisée par le Festival de Cannes. Applaudi chaleureusement, il a séduit le public avec son humour et sa sincérité, et en livrant quelques anecdotes savoureuses sur sa carrière.

« Au début de ma carrière, j’avais du mal à m’exprimer à cause d’un accident que j’ai eu dans ma jeunesse. Les réalisateurs me disaient toujours qu’ils avaient du mal à comprendre ce que je disais. Même Arnold Schwarzenegger m’a dit un jour que j’avais un accent. Je lui ai répondu : “J’ai un accent, moi ? Et toi alors ?” », a raconté Stallone en riant en bon cœur.

Question d’adaptation

Stallone n’a peur de rien. À 72 ans, l’acteur aux gros bras a repris le rôle mythique du guerrier John Rambo dans le cinquième film de la série, qui sortira en salles en septembre. Comment fait-il pour jouer les héros encore à son âge ?

« On ne se racontera pas d’histoire : le Rambo que vous allez voir n’est pas le même que dans les premiers films, a-t-il répondu. Je ne grimpe plus dans les arbres comme avant et je n’ai plus le même physique qu’à l’époque [des premiers films]. Quand on est plus vieux, on est moins fort physiquement, alors il faut compenser en étant plus stratégique. »

Stallone n’a pas seulement parlé de Rambo. Il a aussi été question de son autre personnage iconique, ­Rocky Balboa. Sorti en 1976, le premier Rocky a remporté l’Oscar du meilleur film l’année suivante et s’est rapidement transformé en l’une des franchises les plus lucratives de l’histoire du cinéma.

La chance de sa vie

« Rocky est un phénomène des temps modernes, rappelle l’acteur. Sur papier, ça semblait être un échec garanti parce que les films de boxe n’étaient pas populaires à l’époque et que j’étais un pur inconnu. Mais il s’est passé quelque chose avec ce film. Rocky a touché les gens parce qu’il raconte l’histoire d’un homme seul qui revit en rencontrant une femme. J’ai été très chanceux. Je crois que ce film est sorti au bon moment. Dix mois avant le tournage du film, je travaillais comme préposé dans un stationnement. J’ai eu la chance d’avoir une vraie bonne idée avec le scénario de Rocky et ça m’a permis de lancer ma carrière et d’être là où je suis aujourd’hui. »

Échos de la Croisette

Une scène de sexe qui fait réagir

Abdellatif Kechiche
Photo AFP
Abdellatif Kechiche

Six ans après avoir remporté la Palme d’or avec son film La vie d’Adèle, le cinéaste franco-tunisien Abdellatif Kechiche a de nouveau secoué la Croisette, mais cette fois-ci pour des raisons différentes. Son nouveau long métrage, Mektoub My Love : Intermezzo, présenté en compétition, a fait scandale à cause notamment d’une scène très explicite de cunnilingus qui se prolonge pendant 13 minutes.

Lors de la première mondiale du film, jeudi soir, des spectateurs auraient quitté la salle au milieu de la projection. Il faut dire que la nouvelle œuvre de Kechiche est très longue (3 h 28) et radicale. La majeure partie du long métrage se déroule dans une discothèque de Sète où une bande de jeunes vont faire la fête après une journée à la plage. Tout au long du film, Kechiche filme de près les corps et les fesses de ses jeunes actrices en train de danser, jusqu’à ce que l’une d’entre elles s’enferme dans les toilettes avec un jeune homme pour se livrer à la fameuse scène sexuelle. Le résultat est insipide et assommant : scénario inexistant, personnages superficiels, musique assourdissante. En conférence de presse vendredi, Kechiche s’est défendu en disant avoir voulu tenter une « nouvelle expérience cinématographique ».

Monia Chokri récompensée

Le film La femme de mon frère de la réalisatrice québécoise Monia Chokri a remporté vendredi un Prix Coup de cœur du jury lors de la cérémonie de clôture de la section Un certain regard du Festival de Cannes. Le prix a aussi été remis ex æquo à The Climb de Michael Angelo Covino. Le jury Un certain regard était présidé cette année par la cinéaste libanaise Nadine Labaki. « Merci au jury, vous êtes aussi un coup de cœur pour nous. Ce prix coup de cœur me fait énormément plaisir parce que ça veut dire que vous aimez vraiment mon film » a souligné Monia Chokri en allant chercher son prix sur scène. La femme de mon frère, qui met en vedette Anne-Élisabeth Bossé, prendra l’affiche au Québec le 7 juin.