/news/green
Navigation

Un béluga retardataire visite la Gaspésie

Le béluga interagissant avec un cordage d’un bateau Hydro-Québec au début de mois de mai dans le golfe. Un biologiste d’Hydro-Québec était présent sur le navire pour s’assurer de la sécurité des opérations pour les cétacés.
Photo Hydro-Québec Le béluga interagissant avec un cordage d’un bateau Hydro-Québec au début de mois de mai dans le golfe. Un biologiste d’Hydro-Québec était présent sur le navire pour s’assurer de la sécurité des opérations pour les cétacés.

Coup d'oeil sur cet article

 Depuis un mois, un béluga tarde à rejoindre ses semblables vers l’estuaire moyen et a été vu plusieurs fois en Gaspésie. Les spécialistes demandent aux gens d’éviter de socialiser avec lui.  

 Les agissements du béluga en question peuvent représenter un problème, car comme il est très sociable, il a tendance à chercher la compagnie des bateaux ou des humains.  

 Selon le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), ces interactions pourraient être une façon de compenser les liens sociaux qu’il aurait habituellement parmi d’autres bélugas. Le danger est qu’il pourrait être blessé par une hélice de moteur ou qu’il s’attache à l’endroit où il se trouve et qu’il ne veule plus poursuivre son chemin.  

Le béluga retardataire photographié le 13 mai à Cloridorme.
Photo Maxime St-Amour
Le béluga retardataire photographié le 13 mai à Cloridorme.

 «S’ils développent leur curiosité envers les humains, ce que l’on craint c’est qu’ils retardent leurs retours vers les siens et qu’ils se mettent en danger. Quand ils perdent leur prudence, ils s’habituent à la présence des humains. Même si le béluga en redemande, on tourne le dos et on quitte tranquillement», indique Robert Michaud, du GREMM.  

 Le béluga en question a été observé pour la première fois à l’Anse-à-brillant le 23 avril puis le 2 mai au quai de Sandy Beach, où il est resté quelques jours. Il a continué vers l’estuaire en faisant une halte au quai de Cloridorme. Il a par la suite été vu à Saint-Maxime-du-Mont-Louis ainsi qu’à Marsoui. En date du 23 mai, le béluga se trouverait au quai des Méchins.  

Une carte des observations du béluga retardataire depuis le 23 avril.
Photo GREMM
Une carte des observations du béluga retardataire depuis le 23 avril.

 Des bénévoles tentent actuellement de suivre ses déplacements et sensibilisent le public à sa présence, en demandant aux gens de ne pas l’approcher, le toucher ou le nourrir. Depuis juillet 2018, une nouvelle réglementation a été mise en place afin d’établir une distance minimale de 100 mètres à respecter avec les mammifères marins.  

 L’expérience des spécialistes indique que le béluga a plus de chance de rejoindre les siens s’il ne développe pas de routine avec les humains ou les bateaux.