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Proche des gangs de rue accusé d’avoir mis le feu

La victime a eu des liens d’affaires avec des mafieux

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La Sûreté du Québec a fait une arrestation relativement à l'incendie suspect qui a complètement détruit la maison de Rhéal Dallaire, un homme d'affaires aux relations mafieuses, à Estérel.  

Jerry Domond, 38 ans, a comparu hier au palais de justice de Saint-Jérôme. Il doit revenir en cour mercredi prochain et restera détenu d’ici là.

  

Rhéal Dallaire
Photo tirée de Facebook
Rhéal Dallaire

  

À la fin de la nuit dernière, les policiers étaient toujours en train d'interroger l'individu soupçonné d'avoir mis le feu à la maison de Dallaire, avenue des Amiraux, à Estérel   

Les circonstances de l'incendie, survenu à 2h45 dans la nuit de mercredi à jeudi, laissent croire qu'il s'agit d'un incendie criminel.   

«Une perquisition a eu lieu dans le véhicule du suspect et une perquisition dans la résidence du suspect est à venir», dit Hugo Fournier, porte-parole de la SQ.   

Liens mafieux  

Le promoteur de Gatineau et Westmount, au passé criminel chargé, a entretenu des liens d'affaires avec des proches de la mafia mentionnés à la commission Charbonneau, dont Domenico Arcuri. Avec son ancien partenaire, le caïd Raynald Desjardins, cet entrepreneur a tenté de mettre la main sur l’entreprise de décontamination Carboneutre.   

Pendant des années, Dallaire et sa conjointe ont été les plus importants créanciers de l'entreprise.   

Une consultante de Carboneutre, Marlène Girard, poursuit l'homme d'affaires depuis 2013, lui reprochant d’avoir mandaté un lieutenant de l’ancien parrain Vito Rizzuto, Tonino Callochia, pour la menacer de mort.   

Callochia a été assassiné en décembre 2014.   

Joint par notre Bureau d’enquête, Rhéal Dallaire a dit ignorer qui pourrait lui en vouloir au point de faire brûler sa demeure. « Aucune idée, a-t-il dit. Ils m’ont posé cette question-là ce matin [hier]. »

Lourd passé  

Dallaire, 55 ans, a écopé de nombreuses peines pour trafic de drogue, escroquerie, fraude, extorsion, vol et voies de fait, notamment, dans les années 1990.   

En 2017, Dallaire avait fait parler de lui quand la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec avaient pris des mesures afin qu’il cesse d’accumuler des tonnes de sols suspects sur un vaste terrain du quartier Rivière-des-Prairies.