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Coupe Memorial: Lafrenière, le meilleur au Canada

Nommé joueur de l’année, l’attaquant de l’Océanic succède à un autre Québécois, Alex Barré-Boulet

Alexis Lafrenière n’est pas reparti les mains vides d’Halifax, samedi : il a remporté rien de moins que le titre de joueur par excellence de l’année dans la LCH.
Photo Agence QMI, John Morris Alexis Lafrenière n’est pas reparti les mains vides d’Halifax, samedi : il a remporté rien de moins que le titre de joueur par excellence de l’année dans la LCH.

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HALIFAX | Alexis Lafrenière a couronné une saison de rêve sur le plan individuel, samedi, en étant nommé le joueur par excellence au Canada, suivant les traces de Sidney Crosby (2004 et 2005) et de Brad Richards (2000), qui ont aussi gravé leur nom sur le trophée comme porte-couleurs de l’Océanic de Rimouski.

À 17 ans, Lafrenière devient seulement le sixième joueur de l’histoire de la LHJMQ à rafler cet honneur avant d’avoir atteint l’âge de la majorité, le premier depuis l’ancienne vedette des Mooseheads et actuel attaquant du Canadien, Jonathan Drouin, en 2013. Crosby avait remporté le titre à 16 et 17 ans.

À sa deuxième saison dans le Bas-Saint-Laurent, le talentueux attaquant de Saint-Eustache s’est hissé au troisième rang des pointeurs du circuit Courteau en vertu d’une récolte de 37 buts, 68 mentions d’aide et 105 points en 61 rencontres. Malgré ces chiffres spectaculaires, le candidat admissible au repêchage de la LNH en 2020 a vanté l’apport de ses coéquipiers après avoir posé en compagnie de l’immense trophée, au tout nouveau Centre des congrès d’Halifax.

« C’est gros. C’est vraiment un bel honneur de pouvoir gagner ce trophée-là. Oui, c’est un prix individuel, mais il y a toute une équipe qui a travaillé avec moi, et les entraîneurs m’ont aussi beaucoup aidé pour que je connaisse une bonne saison et que je m’améliore. C’est toujours plaisant d’être reconnu par la Ligue canadienne, mais j’essaie de ne pas trop me préoccuper de ces affaires-là », a souligné Lafrenière, qui a succédé à l’attaquant de l’Armada, Alex Barré-Boulet, vainqueur l’an passé.

De gros noms

En plus de Drouin et de Crosby, Pierre-Marc Bouchard (Chicoutimi, 2002), Pat Lafontaine (Verdun, 1983) et Dale Hawerchuk (Cornwall, 1981) ont été les récipiendaires du prix le plus convoité de la Ligue canadienne à leur saison de 17 ans. Connor McDavid, Luc Robitaille et Mario Lemieux, entre autres, ont aussi touché à cet honneur dans le passé.

« Ce sont de gros noms et c’est le fun de faire partie de cette liste. Mais, comme j’ai dit, j’ai été bien entouré cette année par des 20 ans, comme [Jimmy] Huntington et [Olivier] Garneau sur ma ligne. Ça m’a beaucoup aidé à me développer et à devenir un meilleur joueur », a-t-il poursuivi.

Lafrenière, dont le club a été balayé en demi-finale des séries par les Huskies, s’était aussi déplacé dans la ville hôte du tournoi de la Coupe Memorial l’an passé, où il avait été élu recrue de l’année. L’an prochain, le jeune prodige espère figurer parmi les engagés à Kelowna plutôt que de se contenter de camper le rôle de spectateur.

« On va travailler pour ça, a-t-il lâché en esquissant un sourire. Cette année, on a perdu en demi-finale, et l’année prochaine, on veut être déterminés à se rendre le plus loin possible. Ce sera une grosse année pour moi. Et la Coupe Memorial, ce serait quelque chose de plaisant. »

Pouliot récompensé

Le pilote des Huskies, Mario Pouliot, a remporté le titre d’entraîneur de l’année samedi.
Photo Agence QMI, John Morris
Le pilote des Huskies, Mario Pouliot, a remporté le titre d’entraîneur de l’année samedi.

Même s’il vise le titre national à l’enjeu ce soir, l’entraîneur-chef des Huskies, Mario Pouliot, s’est dit fier d’avoir été récompensé à l’échelle du pays pour son œuvre derrière le banc. « Quand tu as des récompenses comme ça, il y a une grosse part du crédit qui revient aux joueurs et aux membres du personnel qui m’entourent », a-t-il reconnu.

Au final, il a coiffé son bon ami André Tourigny, des 67’s d’Ottawa. Les Huskies ont fini au sommet et ont notamment connu une séquence de 25 victoires de suite pendant les activités saisonnières pour égaler un record. Impliqué auprès de la cause des enfants malades à Rimouski, le défenseur de l’Océanic Charle-Édouard d’Astous a reçu le titre de joueur humanitaire de l’année.

LES GAGNANTS

Meilleur espoir LNH : Bowen Byram | Giants de Vancouver

Meilleur marqueur : Jason Robertson | IceDogs de Niagara

Joueur gentilhomme de l’année : Justin Almeida | Warriors de Moose Jaw

Joueur humanitaire de l’année : Charle-Edouard D’Astous | Océanic de Rimouski

Joueur-étudiant de l’année : Dustin Wolf | Silvertips d’Everet

Entraîneur de l’année : Mario Pouliot | Huskies de Rouyn-Noranda

Recrue de l’année : Quinton Byfield | Wolves de Sudbury

Gardien de but de l’année : Ian Scott | Raiders de Prince Albert

Défenseur de l’année : Ty Smith | Chiefs de Spokane

Joueur de l’année : Alexis Lafreniere | Océanic de Rimouski

Les Huskies et les Mooseheads sont prêts pour l’ultime bataille

Tout a été dit et écrit. Et redit et réécrit. La 101e Coupe Memorial connaîtra son dénouement ce soir au Scotiabank Centre dans une finale à saveur toute LHJMQ entre les Huskies de Rouyn-Noranda et les Mooseheads d’Halifax pour conclure en beauté les festivités du 50e anniversaire du circuit Courteau.

Les deux rivaux se frotteront l’un à l’autre pour une 10e et ultime bataille dans cette campagne 2018-2019. Champions de la Coupe du Président aux mains des Mooseheads, les Huskies ont remporté sept des neuf affrontements, incluant les trois derniers. Mais la salle comble prévue pour ce rendez-vous tant attendu pourrait guider la bande d’Éric Veilleux vers la consécration ultime. Halifax est en quête du deuxième titre national de son histoire alors que Rouyn-Noranda cherchera à panser ses plaies de sa défaite crève-cœur contre London à la finale de 2016.

« Pour nous, on sait exactement dans quoi on s’en va. La foule va être hostile à notre égard, c’est comme ça depuis le début de la semaine. On est bien préparés pour ça. On veut contrôler ce qui se passe à l’intérieur des baies vitrées. Ce qui s’est passé avant nous donne confiance, mais tu ne peux pas être trop confiant », a répondu le pilote rouynorandien, Mario Pouliot, en quête d’une deuxième bague.

Du passé

« C’est un match. Je pense que notre état d’esprit est bon dans le vestiaire et on ne pense pas trop aux chiffres. On a tourné la page depuis la finale de la Coupe du Président, et on sait ce qu’on à faire. La meilleure équipe va gagner et je crois que plusieurs d’entre nous sont confiants », a émis le défenseur des Mooseheads, Jared McIsaac.

Tant Veilleux que ses joueurs ont martelé le message qu’ils n’avaient que faire de ce qui s’était passé contre les Huskies depuis trois semaines. Un discours remâché plusieurs fois pendant la semaine.

« Il fallait faire une coupure avec la Coupe du Président. On a tout fait ce qu’on avait à faire pour se rendre en finale et on est là. Il faudra jouer vite, compétitionner, et ce, tout le long du match », a mentionné le gagnant en 2012 à la barre des Cataractes de Shawinigan.

« Peu importe que ce soit Rouyn ou Guelph, on a eu notre laissez-passer pour la finale et on se concentre sur le match de dimanche. On veut gagner. On se prépare de la même manière. Ils nous connaissent aussi. C’est un match, c’est ceux qui voudront le plus qui gagneront. Il faudra s’assurer d’être affamés », a afirmé le capitaine des hôtes, Antoine Morand. Morand et son partenaire Samuel Asselin ont soulevé le prestigieux trophée l’an passé avec Bathurst.

Vétérans en quête de rédemption

Chez les Huskies, le vétéran Peter Abbandonato a encore en mémoire le but décisif de Matthew Tkachuk qui avait couronné London en prolongation en 2016 à Red Deer. Il avait alors 17 ans.

« Ça va toujours rester dans ma tête. Je me rappelle même que j’étais sur la glace alors que je venais d’embarquer. C’était un moment triste et j’espère ne pas revivre ça. Ça me fait toujours un pincement au cœur, mais demain, j’ai la chance de me reprendre. Ça nous donne une motivation de vouloir nous racheter », a soutenu le meilleur marqueur en saison régulière qui compte trois points en quatre matchs depuis le début de la compétition.

Le gardien Samuel Harvey, qui obtiendra un dernier départ en carrière chez les juniors, campait pour sa part le rôle de réserviste. Cette fois, il veut écrire l’histoire à sa manière.

« Ce serait vraiment un baume sur ce qui s’est passé en 2016. On a gagné la coupe du Président ici et si on peut gagner la coupe Memorial, ce serait incroyable. C’est ça notre but », a-t-il assuré.

La LHJMQ savourera un cinquième championnat national dans la décennie actuelle (2011, 2012, 2013, 2018 et 2019), la meilleure de tous les temps. Il s’agira de la deuxième finale impliquant deux clubs du circuit à l’événement après celle de 2006 alors que les Remparts avaient triomphé contre les Wildcats, à Moncton.