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Contenu local: Legault veut forcer la main de la Caisse de dépôt

Contenu local: Legault veut forcer la main de la Caisse de dépôt
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

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Contrairement au précédent gouvernement, le premier ministre François Legault veut obliger la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) à faire en sorte qu’une partie du Réseau express métropolitain (REM) soit fabriquée au Québec.

Qu’il s’agisse d’un train électrique ou d’un tramway avec le prolongement éventuel du REM sur les rives nord et sud de Montréal, «c’est sûr qu’on va exiger du contenu local», a déclaré samedi M. Legault, en marge du conseil général de la CAQ.

«Je n’ai jamais compris que les libéraux, qui ont accepté quand même d’investir 1,3 G$ dans le REM, n’exigent pas que la Caisse exige qu’il y ait une partie qui soit fabriquée au Québec», a ajouté le chef caquiste.

Son ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a abondé dans le même sens. «Nous, c’est clair qu’il va y avoir une exigence de contenu local», a dit le député de Deux-Montagnes. Il rappelé qu'il s'agit d'un élément qui était «au cœur» du plan de décongestion présenté par la CAQ pendant la campagne électorale.

M. Charette est aussi celui qui, dans la deuxième opposition, portait le dossier des transports et reprochait aux libéraux de ne pas exiger au moins 25 % de contenu local dans le projet piloté par la Caisse. 

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Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

Respect des règles internationales

Les libéraux s’étaient rangés à l’époque derrière l’indépendance de la CDPQ en fermant la porte à toute mesure obligeant l’achat de produits québécois pour le matériel roulant du REM, un mégaprojet de 6 milliards $.

Le ministre des Transports de l’époque, Laurent Lessard, avait même indiqué qu’il était trop tard pour reculer, la Caisse ayant opté pour un appel d’offres public international.

Seul le ministre actuel de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, semble partager une partie de cet argumentaire.

«C’est sur qu’on aime encourager le Québec, il y a des règles internationales qu’on doit respecter par contre, alors on va respecter les règles, mais dans la mesure où on peut aider les compagnies québécoises c’est sûr qu’on va le faire», a dit M. Fitzgibbon.