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Il perd son emploi pour s’être masturbé au travail

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 Un employé syndiqué peut perdre son emploi pour s’être masturbé bruyamment au travail, a tranché un arbitre de la Nouvelle-Écosse cette semaine.

Selon le National Post, l’arbitre a conclu que l’employeur, une compagnie qui opère les hangars de l’aéroport international Stanfield d’Halifax, avait le droit de licencier son employé, en raison du fait que ses collègues pouvaient l’entendre se masturber dans les toilettes de l’entreprise.

Les gestes posés par l’employé causaient de l’«embarras et de la détresse» sur le lieu de travail, alors que l’employé avait déjà été averti deux ans auparavant.

L’employé et son syndicat, Unifor, ont tenté de faire valoir devant l’arbitre que l’homme souffrait de dépendance sexuelle. Ils ont rajouté que l’homme n’avait pas été correctement averti par ses gérants, puisqu’ils étaient trop embarrassés pour l'avertir directement de l’objet des plaintes et auraient utilisé des euphémismes pour parler «des bruits inhabituels», comme «une lourde respiration, des mouvements erratiques et des gémissements».

L’identité de l’employé ne peut être dévoilée pour éviter qu’il ne subisse d’autres répercussions.

L’arbitre Gus Richardson devait trancher sur le fait de savoir si un acte de masturbation bruyant dans les toilettes pouvait justifier des réprimandes jusqu’au licenciement, ou si les cabines peuvent être considérées comme un espace privé.

«Sur ce point, je reconnais que la masturbation n'a rien d'illégal», a-t-il écrit dans son jugement, consulté par le National Post, ajoutant que le problème est que l'employé a violé la vie privée et le décorum personnel de ses collègues et a ignoré les avertissements visant à ce qu'il cesse ses gestes.

«Au lieu de cela, il a mené une activité qu'il savait (et aurait certainement dû savoir) qui causerait de l'embarras et de la détresse à ses collègues de travail une fois qu'ils se seraient rendu compte de ce qu'il faisait à proximité immédiate d'eux», peut-on lire dans le document.

L’employé a expliqué se masturber dans l'une des quatre cabines des toilettes uniquement lorsqu’il se savait seul. Il a maintenu qu’il ne faisait jamais de bruit et qu’il mettait son téléphone en mode silencieux lorsqu’il regardait des vidéos pornographiques.

Mais l’arbitre en a jugé autrement. «Je n’accepte pas le témoignage du plaignant selon lequel il ne faisait aucun bruit en effectuant cette activité, a écrit Gus Richardson. Évidemment, si cela était vrai, personne n'aurait su ce qu’il faisait. Mais les gens le savaient. Ils n’auraient pas pu le savoir s'ils ne l'entendaient pas.»