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La grande quête de l’âme sœur

Valérie Chevalier
Photo PIerre-Paul Poulin Valérie Chevalier

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Dans son quatrième roman, Tu peux toujours rester, la comédienne, animatrice et romancière Valérie Chevalier raconte, de manière très réaliste et vivante, les quêtes amoureuses et les questionnements de deux jeunes Montréalaises qui s’approchent de la trentaine. L’amour, vécu ou rêvé, n’est pas une cause gagnée d’avance pour Alice et Maud !

Sa nouvelle comédie romantique fait écho à Tu peux toujours courir, publié en 2015. « C’est une suite assumée », dit Valérie Chevalier en entrevue téléphonique, alors qu’elle était au Salon du livre de Genève, en Suisse.

« Ce sont les deux meilleures amies, Alice et Maud, qu’on retrouve, trois ans après le premier tome. Je les rattrape où elles sont rendues, pas loin de la trentaine, avec des questionnements différents, et toujours la même folie, chacune de leur côté. »

Maud, toujours aussi passionnée par le sport, a mis sur pied son propre club d’entraînement extérieur et connaît beaucoup de succès (sauf côté cœur).

Alice est toujours en couple avec Alexis, mais elle a mis de côté sa carrière de chanteuse pour se trouver un emploi dans une boîte de postproduction. Plus de stabilité ? À voir !

Son roman, très réaliste, donne le sentiment d’être dans la même pièce que ses personnages pour suivre le cours de l’histoire.

« C’était super important pour moi qu’elles aient chacune leur personnalité et que ce soit quelque chose d’hyper réaliste », précise Valérie.

« J’ai commencé ma carrière en télé comme comédienne et, quand je lis les répliques dans mon livre, il faut que je puisse les dire à haute voix. »

Questionnements

La romancière a le sentiment de bien refléter les sentiments et les réflexions des femmes de cette tranche d’âge. « J’ai insisté sur les questionnements des gens qui m’entourent et sur les questions que je me pose en ce moment. »

Tu peux toujours rester parle d’amour et d’engagement. « On est une génération où on a tellement accès à tout, où on a tellement de choix, que des fois, c’est difficile de dire “je ne déroge pas de mon choix”. C’est dur, c’est un gros engagement et j’avais envie d’aborder cela. »

Elle avait aussi envie de parler de la distance. « De plus en plus, avec les réseaux sociaux, avec les voyages, on peut rencontrer des gens qui n’habitent pas à côté de chez nous, qui habitent loin, et ça crée des situations relationnelles qui divergent beaucoup de celles que nos parents ou nos grands-parents ont pu vivre. »

Observations et expériences

Valérie a autant d’affinités avec Alice, en couple depuis trois ans, qu’avec Maud, plus célibataire que jamais, notamment au chapitre des amours à distance.

« Des relations à distance, j’en ai vécu deux. C’est comme si Alice vivait une relation à distance que j’ai déjà vécue, et que Maud vivait la relation à distance que je vis en ce moment. »

« J’ai puisé dans mes observations et mes expériences de voyage pour écrire ces personnages. J’aime la folie de Maud, son côté très direct, très frondeur, qui n’a peur de rien. Une partie de moi se reconnaît là-dedans. Mais j’ai un côté plus posé, plus casanier, plus réservé, comme Alice. »

Succès en France

Valérie Chevalier ne s’attendait pas à connaître autant de succès avec ses livres, au Québec, et elle a été très heureuse de voir Les petites tempêtes être publié en France dans la collection J'ai Lu.

« On ne sait jamais, quand on partage une histoire, si ça va être reçu ou pas. J’ai déjà eu cette chance extraordinaire de rejoindre mon public au Québec et ça me fait chaud au cœur de savoir que le public français a accueilli mes livres. »

  • Valérie Chevalier participera au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue.
  • Elle s’implique dans les événements Filles actives à Montréal, à Ottawa et à Québec.
  • En juin, elle recommencera les tournages de Cochon dingue (Télé-Québec), pour la saison 4.

EXTRAIT

Tu peux toujours rester, Valérie Chevalier, Éditions Hurtubise, 296 pages
Photo courtoisie
Tu peux toujours rester, Valérie Chevalier, Éditions Hurtubise, 296 pages

« Je soupire bruyamment, comme si tous les candidats pouvaient m’entendre et percevoir l’étendue de mon découragement. J’éteins l’écran de mon téléphone et termine mon melon d’eau en contemplant la ville qui s’étend à mes pieds. Je me dis qu’elles ont beau être pensées pour plaire à ma génération, les applications de rencontres, ce n’est peut-être juste pas pour moi. Je dois miser sur d’autres moyens pour rencontrer des hommes charmants. »

– Valérie Chevalier, Tu peux toujours rester, Éditions Hurtubise