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L’année incroyable de Michel Charette

L’année incroyable de Michel Charette
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

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MONTRÉAL – Dans l’imaginaire de plusieurs, Michel Charette demeurait toujours très identifié au personnage de Jean-Lou Duval, le sympathique niais qu’il a interprété pendant quatre ans dans la comédie jeunesse Radio Enfer, entre 1995 et 1998. Jusqu’à ce qu’il endosse le veston d’un certain Bruno Gagné, dans une certaine quotidienne du nom de District 31.

«Les gens me parlaient beaucoup, beaucoup de Radio Enfer, mais maintenant, ils me parlent de District 31. C’est formidable», avance Michel Charette en entrevue, reconnaissant du même souffle que ses rôles de Jean-Lou et de Bruno sont ceux qui ont le plus marqué le public depuis le début de sa carrière.

«Luc Dionne m’a écrit un personnage merveilleux, et j’en suis très heureux. Il me dit qu’il a du "fun" à écrire pour Bruno, que je l’inspire. C’est flatteur, pour un acteur.»

«C’est dans l’air, c’est ce qui est chaud en ce moment, continue-t-il au sujet de District 31. C’est un phénomène particulier. Le dernier épisode a été regardé par plus de 1,8 million de téléspectateurs. C’est presque une personne sur deux chez les francophones, en plus des enregistrements et des visionnements sur Tou.tv . Et ça ratisse large: de l’adolescent de 14 ans au médecin neurologue de 65 ans, tout le monde écoute District 31...»

Luc Dionne, une idole

Michel Charette flotte sur un nuage après la «superbe année», dit-il, qu’il vient de traverser, fort des succès de District 31 et des Pays d’en haut. Qui plus est, son boulot dans le feuilleton policier de Luc Dionne lui a récemment valu sa première nomination à vie au gala Artis. Il a néanmoins dû concéder la victoire à son ami Gildor Roy dans sa catégorie (Rôle masculin – Série dramatique annuelle).

«Même ma fille de 10 ans me disait "papa, je ne veux pas te faire de peine, mais tu le sais que c’est Gildor qui va gagner, hein?"», rigole Michel Charette, qui est aussi père d’un garçon de 5 ans.

Or, le legs de District 31 demeure inestimable à ses yeux. En plus de lui avoir permis de nouer de grandes amitiés, entre autres avec Vincent-Guillaume Otis et Sébastien Delorme, cette fiction l’a amené à côtoyer Luc Dionne, auteur dont il admirait l’œuvre et la plume depuis longtemps.

«Je suis un grand, grand "fan" d’Omertà, souligne-t-il. J’ai vraiment capoté sur cette série-là. Un peu comme Lance et compte, ç’a changé la télévision au Québec. On y a découvert des talents, la mafia et le crime organisé n’avaient jamais été décrits comme ça. Les interprètes, (Luc) Picard et (Michel) Côté faisaient un "team" d’enfer. J’avais aussi beaucoup aimé Bunker, le cirque, qui avait obtenu un succès mitigé, mais dont les textes étaient très bien écrits, et Blue Moon. Luc Dionne connaît ses sujets et il fait ses devoirs», relève Michel Charette, qui affirme ignorer, au même titre que les téléspectateurs, ce qui attend Bruno Gagné dans la quatrième saison de District 31 après le terrible accident qu’il a causé, à la fin du dernier épisode.

«Est-ce qu’il va être en psychiatrie? En dépression? Encore dans la police? Ça appartient à Luc Dionne, pour l’instant», hasarde Michel Charette.

Michel Charette cosigne, avec son ami François Chénier, les textes et la mise en scène de la pièce À votre santé! – Clinique à bon marché (avec Nathalie Mallette, Jean-Nicolas Verreault, Martin Héroux et Marie-Ève Morency) qui sera présentée tout l’été au Théâtre des Hirondelles.