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La Palme d’or décernée à Parasite

Bong Joon-ho et Antonio 
Banderas célèbrent les 
récompenses qu’ils ont 
obtenues samedi en clôture 
du Festival de Cannes.
Photo AFP Bong Joon-ho et Antonio Banderas célèbrent les récompenses qu’ils ont obtenues samedi en clôture du Festival de Cannes.

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Le film Parasite du cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho a remporté la Palme d’or, samedi soir, lors de la cérémonie de clôture du 72e Festival de Cannes. Xavier Dolan est quant à lui reparti bredouille.

On savait déjà, bien avant le début de la cérémonie, que le nouveau film de Dolan, Matthias & Maxime, avait peu de chances de remporter un prix puisqu’il ne figurait sur aucun des pronostics d’experts. L’absence du cinéaste québécois sur le tapis rouge de la soirée a balayé tous les doutes qui pouvaient subsister. Après avoir reçu le Prix du jury en 2014 pour Mommy et le Grand Prix du jury en 2016 pour Juste la fin du monde, Dolan devra attendre encore un peu avant d’ajouter un autre prix cannois à sa collection.

Sinon, le palmarès dévoilé samedi par le jury cannois a réservé plusieurs surprises. Alors que plusieurs s’attendaient à voir le cinéaste espagnol Pedro Almodovar mettre enfin la main sur sa première Palme d’or, le prestigieux prix a finalement été décerné au thriller sociopolitique Parasite.

Ce film, réalisé par le cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho (Okja) avait fait sensation sur la Croisette la semaine dernière avec sa façon singulière d’aborder le problème des inégalités sociales à Séoul.

« Ç’a été une décision unanime », a souligné le président du jury, le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu à propos du choix de la Palme.

Banderas récompensé

À la surprise générale, le jury a remis son Grand Prix à Atlantique, premier long métrage de la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop, qui n’a pas fait l’unanimité. Le prix de la mise en scène est allé au drame Le jeune Ahmed, le nouveau film des frères Dardenne (des habitués de Cannes).

Antonio Banderas
Photo AFP
Antonio Banderas

Du côté des acteurs, le prix d’interprétation féminine a été accordé à l’actrice anglo-américaine Emily Beecham, du film Little Joe. Antonio Banderas a quant à lui décroché le prix d’interprétation masculine pour son rôle dans Douleur et Gloire, le nouveau film de Pedro Almodovar.

« J’ai rencontré Pedro (Almodovar) il y a 40 ans, on a fait huit films ensemble et il est devenu mon ami et mon mentor. Ce prix lui est dédié, a souligné Banderas en allant chercher son prix.

C’est souvent douloureux d’être un acteur, mais il y a aussi des moments de gloire. Et là, c’est ma soirée de gloire. Merci ! »

Voici les prix remis par le jury du Festival de Cannes:    

AFP  

Le Grand Prix à la Franco-Sénégalaise Mati Diop pour Atlantique  

La Franco-Sénégalaise Mati Diop été récompensée du Grand Prix pour son film Atlantique.    

Bong Joon-ho et Antonio 
Banderas célèbrent les 
récompenses qu’ils ont 
obtenues samedi en clôture 
du Festival de Cannes.
AFP

«J’en reviens pas», «c’est un peu fou ce que vous avez fait», a réagi la réalisatrice qui avec Atlantique, signe une fable à la fois politique et onirique sur le sort des migrants et la jeunesse de Dakar, histoire d’exil et de fantômes à l’esthétique soignée, teintée de fantastique et de poésie.    

Antonio Banderas reçoit le Prix d’interprétation masculine  

L’acteur espagnol Antonio Banderas a décroché samedi soir le prix d’interprétation masculine, pour sa performance dans Douleur et Gloire, de son compatriote Pedro Almodovar, dans lequel il incarne un réalisateur plongé dans la dépression.     

Bong Joon-ho et Antonio 
Banderas célèbrent les 
récompenses qu’ils ont 
obtenues samedi en clôture 
du Festival de Cannes.
AFP

Ce soir, c’est mon soir de gloire, a déclaré l’acteur sur scène, qui a rendu hommage à Pedro Almodovar. «Je le respecte, je l’admire, je l’aime, c’est mon mentor, et il m’a tellement donné que cette récompense doit lui être dédiée», a déclaré Banderas en recevant son prix.     

L’Anglo-Américaine Emily Beecham remporte le Prix d’interprétation féminine  

L’actrice anglo-américaine Emily Beecham a décroché le prix d’interprétation féminine, pour sa performance dans Little Joe de Jessica Hausner, dans lequel elle incarne une scientifique obsessionnelle et borderline .    

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du Festival de Cannes.
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«J’ai reçu un coup de fil ce matin, j’ai vite fait ma valise, mais j’ai oublié ma brosse à dents !», a déclaré la comédienne de 35 ans en recevant son prix des mains de l’acteur Reda Kateb.     

Portrait de la jeune fille en feu de Sciamma prix du meilleur scénario

La réalisatrice française Céline Sciamma a été récompensée samedi soir à Cannes du meilleur scénario pour son film Portrait de la jeune fille en feu, une histoire d’amour entre deux femmes au XVIIIe siècle.       

Bong Joon-ho et Antonio 
Banderas célèbrent les 
récompenses qu’ils ont 
obtenues samedi en clôture 
du Festival de Cannes.
AFP

La cinéaste de 40 ans a rendu homme aux deux actrices de son film Adèle Haenel et Noémie Merlant : «Je dois un merci éternel à douze ans d’écart. Elles ont passé la porte et j’ai vu le futur», a-t-elle déclaré devant les deux jeunes femmes, présentes dans dans la salle, les larmes aux yeux.     

Portrait de la jeune fille en feu, raconte avec pudeur une histoire d’amour interdite entre une peintre et sa jeune modèle, aux destins opposés, dans un XVIIIe siècle corseté.     

Le jeune Ahmed des frères Dardenne, prix de la mise en scène  

Les frères Dardenne, appartenant au club très restreint des double Palme d’or, ont reçu le prix de la mise en scène au 72e Festival de Cannes, pour Le jeune Ahmed, sur un adolescent radicalisé.     

Bong Joon-ho et Antonio 
Banderas célèbrent les 
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obtenues samedi en clôture 
du Festival de Cannes.
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«Merci au jury pour cette récompense pour ce film, qu’on a voulu comme une ode à la vie», a déclaré Luc Dardenne en recevant ce prix, auprès de son frère Jean-Pierre, évoquant des «temps sombres difficiles, où des populismes identitaires montent».     

«Nous avons voulu filmer un appel à la vie, à la différence, ce qui est aussi la mission, la vocation du cinéma», a encore souligné le réalisateur.     

Dans ce film tourné avec des inconnus, comme souvent dans leur cinéma, les deux Belges s’intéressent au parcours d’un jeune de 13 ans en Belgique, Ahmed (Idir Ben Addi), musulman dans une famille ouverte et tolérante, mais qui, fasciné par l’exemple d’un cousin mort au jihad et sous l’influence de son imam, bascule dans le radicalisme islamiste.      

It must be heaven du Palestinien Elia Suleiman, Mention spéciale du jury

Bong Joon-ho et Antonio 
Banderas célèbrent les 
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Nuestras madres du Guatémaltèque César Diaz, Camera d’or