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Milk & Bone: plonger dans l’inconnu

Milk & Bone
Photo courtoisie, Oumayma Ben Tanfous Milk & Bone

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Un peu plus d’un an après la sortie de son deuxième album, Deception Bay, le duo montréalais Milk & Bone est de retour avec un mini-album, DIVE, aux accents new wave. L’opus de quatre chansons, réalisé conjointement avec le producteur belge Alex Lustig, nous montre ainsi Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin dans un univers légèrement différent des disques précédents. Le Journal s’est entretenu avec Laurence.

Comment est arrivé le travail avec Alex Lustig ?

« Camille, avec son projet solo KROY, l’a rencontré par Soundcloud. Ils ont fait une chanson ensemble. On s’est ensuite rencontrés les trois une fois à Paris. Et on avait commencé à travailler ensemble. Récemment, il est venu à Montréal et on s’est pris trois journées (...) pour créer, travailler des trucs et voir ce qu’il en sortirait. Il n’y avait aucune pression. Finalement, on a écrit en trois jours huit débuts de chansons. C’était super organique. Il y avait quelque chose qui se passait. Ce n’était pas prévu qu’on fasse un EP (mini-album), mais il y a quelque chose qui est sorti naturellement. Il y avait cette direction new wave avec des synthétiseurs analogues et des batteries des années 1980 qui allaient de soi. »

Qu’aimiez-vous dans le fait d’aller dans un autre style musical ?

« À la base, quand tu travailles avec des gens différents, inévitablement tu t’en vas ailleurs, car c’est la rencontre de deux univers. Tout part de ça. Après, on savait que notre chanson Natalie avait connu beaucoup de succès, même si elle ne se trouve pas sur nos albums. Elle a un univers un peu similaire à ça et c’est un univers qu’on adore, Camille et moi. Sans trop se poser de question, c’est venu un peu tout seul. Lustig est bon avec ces synthétiseurs et batteries là. C’était vraiment égoïste, on s’est fait un trip ensemble. »

Pourquoi avoir choisi le titre DIVE pour le disque ?

« On aimait l’image que ça donnait. C’est un EP qui parle beaucoup de remise en question sur soi-même, de connecter avec soi-même à 100 % et d’arrêter de survoler sa vie, de faire semblant que tout est correct. Camille et moi, on a vécu des années assez intenses de remise en question où l’on avait le désir de se reconnecter à nous-mêmes. On en parle beaucoup, de ce chemin-là. C’est un voyage à travers un regard positivement nostalgique sur des années passées et où l’on est rendus en tant que jeunes adultes. DIVE, c’est un peu plonger en nous-mêmes, plonger dans l’inconnu. C’est un peu épeurant, mais c’est ce dont on a besoin. »

Le 7 juin, vous donnerez un concert extérieur gratuit à Montréal, dans le cadre du festival MURAL. À quoi faut-il s’attendre de ce spectacle ?

« On a tellement hâte, car ce sera pas mal notre dernier show à Montréal avant le prochain album. C’est gratuit, sur [le boulevard] Saint-Laurent et dans un festival qu’on aime. C’est un moment qu’on attend vraiment beaucoup. Jouer en festival, c’est quelque chose qu’on adore faire. On a un show vraiment dynamique maintenant et il se prête vraiment bien aux festivals le soir. On a juste vraiment hâte de s’amuser avec le monde. On en profitera pour faire deux nouvelles chansons de l’EP. »

Qu’est-il prévu pour Milk & Bone pour les prochains mois ?

« En fait, on travaille sur d’autres projets en tant que compositrices, mais on n’a pas encore le droit d’en parler. On continue tout le temps d’écrire de la musique. On est aussi en train de réfléchir aux spectacles qu’on va donner cet été. »

Un prochain album serait-il possible pour 2020 ?

« Je ne penserais pas, car Camille va sortir un nouvel album de KROY avant ça. C’est sûr qu’on va continuer à travailler sur des chansons. Ça se peut qu’on en sorte des nouvelles une fois de temps en temps. »

De ton côté, travailles-tu souvent comme DJ ?

« Haha ! En fait, j’ai été DJ le week-end dernier au festival Santa Teresa [à Sainte-Thérèse], car l’organisation m’avait demandé de programmer le party en après-midi. J’ai été DJ avec Hubert Lenoir. J’aime tellement ça être DJ. On le fait parfois avec Milk & Bone. C’est juste tellement plaisant d’écouter la musique qu’on aime et la partager avec les gens. »


► Le mini-album de Milk and Bone avec Alex Lustig, DIVE, est présentement sur le marché. Le duo donnera un concert gratuit le 7 juin dans le cadre du festival MURAL, à Montréal. Pour les détails : milknbone.com.