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Derrière une Williams...

De mal en pis pour Stroll et l’écurie Racing Point

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Photo AFP Lance Stroll et le pilote George Russell ont piqué une jase avant le départ à Monaco, dimanche.

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Le parcours de Lance Stroll s’est terminé comme il a commencé : en queue de peloton.

Ce Grand Prix de Monaco n’a procuré qu’une mince réjouissance au pilote québécois, celle d’avoir gagné deux positions à l’issue du premier tour pour se retrouver au 15e rang.

Du reste, il a été limité à un rôle de figurant comme c’est le cas depuis ses récentes prestations. La situation ne s’améliore pas. Au contraire, elle empire.

Classé 16e, Stroll a été incapable de devancer à l’arrivée la Williams du Britannique George Russell, cette écurie considérée comme la référence du plateau de F1 en termes de... médiocrité.

L’heure est à la réflexion pour équipe Racing Point, dirigée par son père Lawrence. Elle régresse. On souhaitait se battre pour le quatrième rang au tableau en début de saison. Voilà que la pire équipe du plateau, Williams, commence à lui faire la vie dure...

« Cette fin de semaine s’est avérée un véritable défi pour nous, a fait savoir le pilote de 20 ans. J’ai connu un bon départ, puis nous avons opté pour une stratégie audacieuse pendant une neutralisation. Ce pari n’a pas été fructueux.

« En fin de compte, a-t-il poursuivi, ça n’a pas été un bon week-end pour nous... »

Un arrêt au 40e tour

Quand la voiture de sécurité est intervenue à la suite de la crevaison subie par Charles Leclerc, Stroll, comme certains autres concurrents, a choisi de rester en piste.

Lorsque le drapeau vert a été déployé, il s’était hissé à la 11e place, en sachant toutefois qu’il devait, tôt ou tard, s’arrêter pour changer ses pneus. Ce qu’il a fait au 40e tour.

Relégué à la 18e place à son retour en piste, il n’a pas été en mesure d’assurer la riposte à Russell qui a terminé devant lui lorsque le drapeau à damier a été agité.

Comme si ce n’était pas suffisant, une pénalité de cinq secondes, pour avoir « court-circuité » un virage, lui a été imposée par les commissaires.

« Nous avons été coincés dans la circulation pendant le deuxième segment de la course », a-t-il conclu.

Peut-être, mais cette situation à Monaco s’applique à tout le monde.

Ce qu’il faut retenir

Pas plus rose pour Pérez

Si les temps sont durs pour Lance Stroll, la situation n’est pas plus rose pour son coéquipier, qui termine sa course au 12e rang, à un tour lui aussi du vainqueur Lewis Hamilton. Pour un deuxième Grand Prix consécutif, Sergio Pérez quitte Monaco sans avoir accumulé de point. « Notre seule satisfaction est d’avoir rallié l’arrivée, a déclaré le Mexicain. La course a été compliquée du début à la fin. « On a souhaité que la pluie se manifeste vers la fin pour nous donner un peu de chance, mais ce n’est pas arrivé. La saison est encore longue, mais il y a encore beaucoup de travail à faire pour exploiter notre voiture et la faire progresser. »

Encore Verstappen

Menaçant derrière le gagnant, Max Verstappen a certes mérité le titre de « pilote du jour » qui lui a été décerné pour un deuxième Grand Prix consécutif. Le pilote néerlandais a su animer la dernière portion de la course derrière Hamilton, en sachant toutefois que ses chances de gagner étaient pratiquement nulles. Non seulement doubler dans les rues de la Principauté est périlleux, voire impossible, mais il était sous le coup d’une pénalité de cinq secondes [pour son comportement à la sortie des puits à l’endroit de Valtteri Bottas] qui l’a empêché d’accéder au podium.

Toute bonne chose a une fin

Avec sa deuxième place à Monaco, Sebastian Vettel est venu mettre fin à l’incroyable série de cinq doublés consécutifs de l’écurie Mercedes.Voilà qui augmentera le niveau de confiance de l’Allemand, qui a inscrit son meilleur résultat de la saison 2019 à bord de sa Ferrari. Qui plus est, la prochaine escale du grand cirque de la F1 aura lieu à Montréal dans moins de deux semaines, une épreuve dont Vettel est le champion défendant.