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Des ambitions de pop star assumées

PORTRAIT-OLIVIER-DION
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Olivier Dion

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Olivier Dion a longtemps eu peur de rêver trop grand. Mais cette époque est désormais révolue. À 27 ans, le chanteur ne s’impose plus aucune limite, assumant ainsi ses pleines ambitions. « On nous dit souvent qu’on peut être ce qu’on veut. Alors moi aussi, je peux être une pop star. Ce n’est pas parce que je ne m’appelle pas Shawn Mendes ou Dua Lipa que je n’ai pas le droit d’y rêver », confie-t-il.

Rencontré par Le Journal plus tôt ce mois-ci, Olivier Dion le concède sans détour : il a été « pas mal absent » du Québec au cours des dernières années. Occupé en France avec différents projets d’envergure tels que la comédie musicale Les 3 Mousquetaires et l’émission Danse avec les stars, le chanteur n’a pas eu le loisir d’être aussi présent qu’il l’aurait voulu pour ses fans québécois.

Réapprivoiser ses fans

C’est là qu’entre en jeu Exposed, une deuxième offre déposée dans les bacs hier. Et bien plus qu’un simple album, ce disque représente une occasion de réapprivoiser le public québécois.

« Je suis chanceux parce que mes chansons comme Pour exister ou Sortir de l’ombre jouent encore à la radio aujourd’hui. En fait, depuis Star Académie, j’ai toujours eu une ou deux chansons en ondes, même en étant pas mal absent. Mais j’ai quand même l’impression que je dois, en quelque sorte, repartir à zéro. Les gens me connaissent comme chanteur, mais pas comme auteur-compositeur. C’est la première fois qu’ils vont entendre des chansons que j’ai écrites moi-même », explique-t-il.

Ces chansons, 14 nouveaux titres pour être exact, il les a enregistrées avec l’aide de joueurs importants de l’industrie musicale. Son impressionnante liste de collaborateurs comprend certains complices des Katy Perry, Demi Lovato, Lady Gaga, Rihanna et autres Backstreet Boys de ce monde. Avec leur aide, Olivier Dion a fait un virage pop important, comme en faisait foi le premier extrait, Curious, lancé l’an dernier.

« J’ai voulu faire tomber les barrières que j’érigeais moi-même. Pourquoi je n’aurais pas le droit de me permettre d’aller de l’avant avec des productions plus costaudes et plus poussées ? Alors maintenant, j’y vais all in », raconte le chanteur.

100 % assumé

Premier constat ? L’identité musicale d’Olivier Dion s’est forgée, précisée et affinée au cours des dernières années. Alors qu’il n’était âgé que de 22 ans lors du lancement de son premier album, il soufflera 28 bougies cet été. L’évolution se ressent. Et, surtout, elle s’entend. Et selon les dires du principal intéressé, elle colle désormais parfaitement avec qui il est.

« Plus jeune, j’ai déjà fait des sacrifices sur des choix musicaux ; c’est déjà arrivé dans le passé de faire des chansons que je n’aimais pas trop, par exemple. Je ne le regrette pas, ça m’a ouvert des portes incroyables qui m’ont mené où je suis aujourd’hui. Mais aujourd’hui, je ne fais plus ce genre de concessions. Tout ce qui est sur mon nouvel album, c’est du matériel que j’assume à 100 % et que je suis prêt à défendre. Cet album-là représente exactement qui je suis et où je veux aller musicalement », explique-t-il.

Les États-Unis ensuite ?

Justement. Où ira-t-il après le Québec et la France ? Avec un album majoritairement anglophone, les États-Unis seraient un choix évident. Et l’idée a déjà commencé à germer dans l’esprit d’Olivier Dion puisque Exposed y sera en vente en version numérique.

« Est-ce que j’aimerais percer aux États-Unis ? Évidemment. Personne ne dirait non à ça. Mais le plan n’est pas de débarquer là-bas dès le lendemain de la sortie du disque pour faire de la promotion. Je veux commencer par me concentrer sur le Québec et la France. On verra après », avance-t-il.


L’album Exposed est en vente maintenant­­­.