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Finale de la Coupe Stanley: déjà une deuxième chance

David Perron souhaite effacer la déception de l’an dernier

David Perron a été un rouage important  chez les Blues de St. Louis dans la série contre les Sharks de San Jose.
Photo AFP David Perron a été un rouage important chez les Blues de St. Louis dans la série contre les Sharks de San Jose.

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BOSTON | Les occasions de disputer une finale de la Coupe Stanley sont extrêmement rares dans une carrière de hockeyeur. Dans une ligue à 31 équipes, en obtenir deux de suite relève pratiquement du miracle. C’est pourtant ce que vivra David Perron à compter de lundi soir.

« On ne sait jamais quand l’occasion se présentera pour la dernière fois. Je ne m’attendais pas à ce qu’une autre se présente aussi rapidement », a lancé l’attaquant entouré de quelques journalistes québécois, lors de la traditionnelle journée des médias précédant le début de la finale de la Coupe Stanley.

Un peu comme les Blues, cette année, les Golden Knights avaient surpris bien des observateurs en atteignant la ronde ultime. Le parcours de rêve de l’équipe d’expansion avait pris fin au terme d’une courte série de cinq matchs face aux Capitals de Washington. Pourtant, les Golden Knights avaient amorcé la finale avec force en remportant le premier match.

Il est persuadé que, cette fois, la situation devrait être différente.

« Je n’ai pas aimé la façon dont nous avons joué en finale, l’an dernier. Je n’arrive pas à trouver une explication, a-t-il d’abord indiqué. Je pense que les gars ici sont prêts. L’an passé, on avait travaillé, mais je crois que c’est différent quand tu investis dans une organisation pendant longtemps. »

Confiance retrouvée

En termes clairs, Perron veut dire que les joueurs des Blues, nombreux à avoir grandi ensemble, attendent ce moment depuis longtemps. Particulièrement Alex Pietrangelo et Jay Bouwmeester, des vétérans de plusieurs saisons.

Au-delà du résultat, c’est sa propre tenue que Perron souhaite différente. Pour lui, les séries de 2018 n’ont pas été une expérience des plus agréables.

« L’an dernier, en raison de certaines blessures, je ne me sentais pas toujours très bien le lendemain des matchs. Cette fois, je suis dans un meilleur état d’esprit. J’ai beaucoup plus confiance en mon jeu », a-t-il indiqué.

Et les statistiques le démontrent. Après 19 matchs, l’attaquant de 30 ans occupe le troisième rang des pointeurs des Blues, avec une récolte de 13 points. Au printemps 2018, il avait été limité à neuf points, dont un but, en 15 rencontres.

Quand tout va mal

Après quelques secondes d’hésitation, Perron a accepté de revenir sur ces moments un peu plus difficiles. Affirmant vouloir demeurer bref sur la question, il a tout de même offert une explication de près de deux minutes.

Une blessure en fin de saison, une gastro en plein milieu des séries et une étrange sensation quotidiennement ressentie au réveil sont venues lui pourrir la vie et bousiller des moments d’une carrière que l’on vit habituellement avec beaucoup d’enthousiasme.

« À cause de tout ça, je n’ai jamais été capable de prendre mon rythme. C’est difficile de regarder devant et de vouloir avoir un impact sur les matchs quand ton état de santé n’est pas au niveau », a-t-il indiqué.

Ajoutez à cela le fait que Gerard Gallant lui ait préféré Alex Tuck pour jouer auprès de James Neal et d’Erik Haula, ses deux compagnons de trio de la saison, et vous obtenez la cerise sur le gâteau.

« C’est une discussion que j’ai eue avec lui. J’adore Gerard, je respecte sa décision, mais j’aurais aimé qu’elle soit différente. »

La meilleure façon de tourner définitivement la page sera de soulever la coupe Stanley.