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Girard s’est écouté pour une fois

Samuel Girard aux Jeux olympiques en Corée du Sud.
Photo d’archives Samuel Girard aux Jeux olympiques en Corée du Sud.

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Le patineur de vitesse sur courte piste Samuel Girard en a surpris plus d’un en annonçant sa retraite à l’âge de 22 ans seulement. Moi, le premier.

Le double médaillé aux Jeux de Pyeongchang a décidé qu’il avait fait le tour du jardin dans sa discipline. Il a été honnête envers lui-même. Il a écouté sa petite voix intérieure qui lui envoyait des signaux depuis plusieurs mois.

Ce n’est pas le geste d’un athlète, mais celui d’une grande personne qui croit fermement en ses valeurs. J’ai le plus grand respect pour Girard et j’espère que c’est le cas de tout le monde.

Il faut le faire quand même. Girard a décidé d’accrocher ses patins au lieu de poursuivre une carrière dans un sport qui ne l’allumait plus. Il a évité de commettre l’erreur de plusieurs athlètes : prendre sa retraite au mauvais moment ou pour les mauvais motifs.

Ceux de Girard sont assez simples. Il se sentait un peu perdu à Montréal alors qu’il a grandi dans le petit village de Ferland-et-Boileau au Saguenay. La nature lui manquait terriblement tout comme les membres de sa famille. On ne peut pas lui en vouloir, car c’est son ADN.

Certains athlètes parviennent à surmonter ces difficiles sacrifices durant toute leur carrière même si c’est loin d’être évident. Girard, lui, n’en était plus capable.

  • ÉCOUTEZ Samuel Girard commenter sa décision au micro de QUB radio:

 

Des conditions difficiles

Dans une chronique publiée sur le site de Radio-Canada, Girard a évité la langue de bois. Il a levé le voile sur les conditions des athlètes de l’équipe canadienne.

Ses propos vont déranger les dirigeants de cette organisation. Il a indiqué qu’il n’avait pas de vie à l’extérieur du patinage de vitesse. Ce fameux équilibre que tout le monde recherche.

Il a notamment critiqué la rigidité des entraîneurs et de la structure. Le cadre d’entraînement l’est tout autant.

Par contre, les dirigeants de Patinage de vitesse Canada ont l’obligation d’obtenir de bons résultats pour obtenir des subventions intéressantes. Pour rivaliser avec les Coréens, les Chinois et les autres, il faut faire des sacrifices importants et ça passe par de nombreuses heures à la patinoire ou au gymnase.

Le premier de plusieurs ?

La décision de Girard pourrait faire des petits dans les prochaines années. On pourrait voir de plus en plus d’athlètes tirer leur révérence en pleine gloire ou tout simplement parce qu’ils ne sont plus passionnés par leur sport.

On pourrait assister à un phénomène qui pourrait changer le visage du sport amateur et professionnel. Les « milléniums » influencent toutes les sphères de notre société même le sport.

Pour conclure avec Girard, j’espère qu’il aura une vie à la hauteur de ses attentes. Personne ne pourra lui enlever ses deux médailles olympiques. Je retiendrai qu’il était un athlète talentueux, mais aussi fidèle à ses valeurs.

Comme le dirait mon collègue Alain Bergeron, il a le droit au bonheur. Pour Girard, ça passe par la pêche ou une corde de bois à bûcher.

Les Raptors créent un engouement peu commun

Samuel Girard aux Jeux olympiques en Corée du Sud.
Photo AFP

Ce fut tout un sixième match samedi entre les Raptors de Toronto et les Bucks de Milwaukee ! Du suspense du début à la fin ! Le rassemblement au « Jurassic Park » était beau à voir. Drake était en feu. Kawhi Leonard a dirigé la circulation et il a inspiré ses coéquipiers. Leonard a la ville à ses pieds, mais son avenir dans la Ville Reine est incertain. Leonard demandera un énorme contrat et ça sera difficile pour les Raptors de le garder. On doit en profiter pendant qu’on peut être témoins de ses performances.

Maciocia est un homme en demande

Samuel Girard aux Jeux olympiques en Corée du Sud.
Photo d'archives, Didier Debusschère

Depuis le début des négociations pour la vente des Alouettes, un nom revient toujours dans les conversations : Danny Maciocia. Il s’est éloigné de la LCF depuis quelques années, mais il est encore très bien branché dans ce circuit. S’il est embauché par le nouveau propriétaire, il fera un ménage en profondeur. Maciocia aurait besoin d’au moins deux saisons pour remettre cette équipe sur les rails. Il aurait un important travail de reconstruction après la démolition effectuée par Kavis Reed.

La LNH se tire dans le pied

Samuel Girard aux Jeux olympiques en Corée du Sud.
Photo d'archives, Didier Debusschère

Chaque saison, ça me fascine. La LNH trouve toujours un moyen de faire mal à sa crédibilité. Attendre presque une semaine avant de démarrer la finale de la Coupe Stanley est une erreur. C’est le meilleur moyen pour faire perdre l’intérêt chez les amateurs. Ils auraient pu donner une pause de trois jours aux Blues et ça aurait été suffisant. Ils auraient eu la chance de recharger leurs batteries tout en ne perdant pas leur rythme de croisière acquis contre les Sharks de San Jose. La logique n’est vraiment pas une force dans la LNH.

Un toit est une nécessité pour le futur stade

Samuel Girard aux Jeux olympiques en Corée du Sud.
Photo Martin Chevalier

Le projet de stade sans toit me surprend quelque peu. Le baseball en plein air, c’est agréable. Par contre, la météo au Québec est imprévisible depuis plusieurs années. Au Minnesota, les Twins ont manqué leur coup en construisant un stade ouvert en 2010. Ils annulent régulièrement des matchs en raison de la neige en avril. Un toit rétractable ou permanent coûte des millions, mais c’est un bon investissement. Pas mal sûr que Stephen Bronfman et son groupe sont au courant.