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Le temps des noces

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Les entendez-vous sonner, ces cloches annonçant que deux tourtereaux viennent de convoler ?

Peut-être pas, car en nos temps laïcisés, les rites, quand ils subsistent, se réinventent et se personnalisent. On fréquente moins les autels, d’autant que ce printemps automnal se prête peu au romantisme.

N’empêche, les lecteurs attentifs les auront remarqués, ces dernières semaines, ces cortèges de garçons et de filles offrant un enterrement de première à l’un ou l’une des leurs.

Résistance

J’assistais au mariage d’un ami cher, hier, suivant le décès d’un autre au début du mois. J’imagine que c’est ça, vieillir.

Je me surprends, avec le temps, à devenir moins mitigé devant les noces. Né entre les X et les Y, je partage le cynisme des premiers et la naïveté des seconds.

Est-ce vraiment pour la vie, aujourd’hui, quand on se dit oui ? Nul ne le sait, mais on en fait le pari.

Pourquoi se refuser à l’envie de se célébrer à deux, si elle nous habite ? En cette ère solitaire, n’est-ce pas une forme de résistance que de choisir de la traverser ensemble ? Pourquoi ne pas sceller le pacte quand on a trouvé celle avec qui on est prêt à aller à la guerre ?

Surtout quand elle est belle, qu’elle vous fait rire, qu’elle sent bon et qu’elle est plus intelligente que vous.

Le bonheur

C’est décidé, je vais lui demander. À celle que je choisis chaque jour, je vais lui proposer de faire un petit bout plus loin.

Bon. Ne me reste plus qu’à trouver une bague avant qu’elle ne lise Le Journal, maintenant...

L’amour revient, l’amour repart

Le bonheur revient, repart

Mais rien ne nous arrêtera

Du jamais vu de mémoire d’homme

Malgré la peur

Nous avancerons ensemble

La rage au cœur

– Dumas, Le bonheur