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Ludivine Reding vs Valérie Plante

PH-Instagram  @val_plante
Photo Instagram, @val_plante Valérie Plante et Snoop Dogg

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On reproche à Ludivine Reding (la vedette de Fugueuse) de s’être fait photographier à côté du rappeur Enima qui a déjà été accusé de voies de fait et de proxénétisme (les accusations ont été retirées depuis).

Que doit-on alors penser de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui s’est fait photographier il y a exactement un an, pendue au cou du rappeur américain Snoop Dogg, qui possède un dossier criminel long comme le bras ?

DEUX RAPPEURS, DEUX MESURES

Regardez la photo qui orne cette chronique. La mairesse de Montréal est tellement accrochée à son ami Snoop Dogg, qu’elle spécifie sur son compte Instagram : « No, I wasn’t trying to kiss Snoop Dogg »

Snoop Dogg (de son vrai nom Calvin Cordozar Broadus Jr.) a fait face à des accusations de possession de cocaïne, possession d’armes, des accusations de meurtre et il a fait de nombreux séjours en prison. Il a déjà été interdit de séjour au Royaume-Uni, en Norvège et en Australie à cause de ses antécédents criminels...

En 2013, il était tout fier de raconter au magazine Rolling Stone qu’il a déjà été « pimp ». « J’avais un autobus plein de bitches qui me suivaient en tournée ».

C’est bizarre, mais je ne me souviens pas que madame la mairesse se soit fait varloper il y a un an pour son attitude de groupie en chaleur avec un rappeur au lourd passé. Pourtant, comme porte-parole d’une ville, elle devrait avoir une attitude impeccable, non ?

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LA POLICE QUI PARDONNE

Toujours au sujet de Ludivine Reding, en voulez-vous une bonne ? Alors qu’un organisme communautaire se distancie d’elle, la police de Longueuil est très fière de la garder comme porte-parole d’un concert-bénéfice de l’Orchestre symphonique de Longueuil, pour les femmes exploitées sexuellement, le 7 juin.

Vendredi dernier, à Qub Radio, j’ai interviewé l’agent Ghislain Vallières, relationniste au Service de police de Longueuil. Quand la controverse « Ludivine » a éclaté, non seulement il n’a pas pensé deux secondes à lui demander de démissionner, mais en plus, il s’est dit que la jeune comédienne serait un exemple encore plus convaincant dans la cause de l’exploitation sexuelle.

Personne ne se promène avec un bandeau marqué « pimp » sur son front. C’est comme ça que les jeunes filles tombent dans le panneau. Les « mauvais garçons » sont parmi nous, c’est ça le message que la police de Longueuil veut faire passer.

Non seulement Ludivine a passé toute une nuit à patrouiller avec la police de Longueuil en avril, mais quand elle a été contactée pour animer le concert-bénéfice du 7 juin, elle a tout de suite annoncé qu’elle verserait son cachet aux trois organismes qui luttent quotidiennement contre l’exploitation sexuelle à Longueuil. Et c’est cette fille-là qui se fait pointer du doigt ?

Cherchez l’erreur. La police, qui connaît les méchants, qui pourchasse les méchants, qui met les menottes aux mains des méchants est plus compréhensive face à Ludivine qu’un organisme à but non lucratif. C’est le monde à l’envers.