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Complémentarité des services de garde

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Alors que débutent les débats en commission parlementaire sur la maternelle 4 ans, le ministre de la Famille annonçait des investissements de 3 millions $ dans les services éducatifs familiaux. Il n’y a pas de doute, la semaine québécoise des services de garde commence sur les chapeaux de roues.

Par contre, les doutes des citoyens, principalement des parents, sur le projet du gouvernement caquiste sont loin d’être effacés.

Qualité des services

Le ministre Lacombe durant son annonce a lui-même soulevé le problème sans même nommer les maternelles 4 ans : la qualité des services. Alors qu’il s’apprête à rehausser la qualité des services en milieux familiaux subventionnés, des doutes sont apparus sur la qualité des maternelles 4 ans. Peut-on vraiment s’attendre à de la qualité dans un contexte où la réalisation du projet est précipitée ?

Le Québec a déjà joué dans ce scénario à la création des services éducatifs sous le gouvernement péquiste. On avait dû alors précipiter la création de places au détriment bien souvent de la qualité des services offerts. Et les choses ne se sont pas améliorées sous les libéraux avec le sous-financement du réseau public au profit du réseau privé qui n’a pas les mêmes normes de qualité, ni les mêmes évaluations.

Les experts

Le problème est aussi que même les experts du milieu ne s’entendent pas sur ce qui est le mieux pour les enfants de 4 ans. Car on le sait, un enfant à risque sur 3 provient d’un milieu défavorisé et est plus à risque lors de son entrée à l’école.

Ce qui signifie que les 2/3 des enfants à risque proviennent de milieux plus favorisés. Ces derniers n’étaient pas visés par l’ancienne mouture de la maternelle 4 ans implantée pour aider les groupes défavorisés. Dans ce contexte, pour éviter d’en échapper, vaut mieux encore la complémentarité des services.