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Dans la garde-robe de... Guylaine Tremblay

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C’est avec ses housses au bras que Guylaine Tremblay m’a donné rendez-vous à la maison mère de la griffe ­montréalaise Le Château en vue d’un double essayage pour les Prix Artis et le Gala Québec Cinéma. « Mon horaire est très chargé et je voulais me prêter à l’exercice de ta chronique. C’est le moment parfait », me lance-t-elle en m’accueillant.

Depuis bientôt 15 ans, plusieurs, voire presque toutes les tenues de la comédienne sont ­signées Le Château. « Ça a débuté à l’époque de ­Annie et ses hommes. Quand ils m’ont approchée, ­l’aspect pratique d’un tel partenariat me ­plaisait. C’est stressant de toujours devoir ­dénicher une nouvelle robe de soirée pour les galas et cela simplifiait tout le casse-tête. Puis, au fil du temps, je me suis impliquée dans le processus créatif. Aujourd’hui, c’est une collaboration entre la vision de l’équipe de design et mes goûts et mes lubies », retrace-t-elle.

« Pour les Prix Artis, on m’a proposé une robe qui avait toutes les qualités : elle est bleue, ma couleur préférée, elle dégage mon cou et mes épaules, elle est près du corps sans être ­moulante, les petites manches cachent mes bras, elle est drapée sur le ventre, la fente est sexy et elle se termine par une petite traîne », énumère Guylaine.

L’actrice préférée des Québécois me précise aussi l’importance d’encourager les marques d’ici qui font de beaux produits à des prix ­abordables. « Je veux être belle lorsque je foule les tapis rouges, mais c’est aussi une ­priorité pour moi de présenter des robes que les femmes pourront s’offrir, qu’elles puissent à leur tour porter quelque chose de similaire. On n’a pas le même star-system qu’à l’international ici au Québec. Il y a cette proximité et je veux demeurer près du public », affirme Guylaine.

Outre ses ­petites robes d’intérieur, le point commun de ses looks est le manteau. « Je suis accro aux manteaux de tous genres et à l’année : du trench souple en passant par la veste boyfriend, le blouson de jean, le long cardigan ou la redingote. C’est la touche élégante de mes silhouettes », confie l’actrice. Bienvenue dans l’univers de Guylaine ­Tremblay.

À l’agenda de Guylaine

  • Pour une troisième année, elle coanimera avec Édith Cochrane le Gala Québec Cinéma, le dimanche 2 juin à Ici Radio-Canada.
  • Elle anime Banc public à Télé-Québec.
  • Elle sera en tournage dès le mois de juin avec Josée Deschênes pour la nouvelle série Winnebago (titre de travail) à Séries+.
  • Elle reprendra le tournage cet automne de la troisième saison de En tout cas à TVA.
  • Au printemps 2020, elle jouera sur les planches du Théâtre La Licorne son premier spectacle solo dans la pièce Les étés souterrains.
Photo Chantal Poirier

« J’ai un faible pour les imprimés à pois. Cependant, ils sont très identifiables, je dois donc faire attention lorsque je porte ce type de vêtement à la télévision. Les vêtements unis sont plus passe-partout. Je pourrai donc agencer cet ensemble à un haut différent et ainsi créer un autre look. S’habiller pour la télé c’est bien différent que pour la vraie vie », explique-t-elle.

Photo Chantal Poirier

« Je marche beaucoup. J’ai acheté ces chaussures dans une petite boutique du Vieux-Québec. C’est un de mes meilleurs investissements. Elles sont hyper confortables et le cuir verni leur confère un look plus chic. On peut tout se permettre avec la combinaison de noir et de blanc », raconte-t-elle.

Photo Chantal Poirier

« Comme beaucoup de femmes, je n’aime pas montrer mes bras. Ce modèle de robe est parfait, car il les cache et dévoile ce que j’aime, entre autres mes épaules, un petit décolleté et mes clavicules », précise Guylaine.

Photo Chantal Poirier

« J’ai acheté ce blouson en jean à Québec juste avant de déménager à Montréal en 1991. Ça veut donc dire que j’ai pas beaucoup changé en 30 ans », rigole la comédienne. « Cette combinaison était l’une de mes tenues du Gala Québec Cinéma de l’année dernière. En l’agençant à ce blouson, elle perd un peu de son chic et les sandales bleu métallique ajoutent un aspect plus jeune au look. J’aime pas les kits convenus », décrit Guylaine.

Photo Chantal Poirier

« Je souffre de “claustrophobie des poignets”. Je dois avoir les poignets dégagés ! C’est pour cela que je roule toujours mes manches ou que j’opte pour des manches trois-quarts. Je dois aussi préciser que j’ai les bras courts, alors ça allège le tout aussi », confie Guylaine. « J’ai découvert la mode des baskets, ceux qui ne sont pas conçus pour le sport. Je ne veux plus jamais porter de talons hauts. D’ailleurs je comprends les filles qui ne portent que ça », s’exclame-t-elle.

4 questions mode à Guylaine

Parlez-moi de vos petites robes d’été ?

Je déteste l’hiver, alors à la maison, je ne porte que mes « jaquettes d’hypocrite », tu sais ces petites robes légères que j’achète un peu partout, et ça me donne l’impression que je suis au Costa Rica et que je suis en vacances. De plus, je suis habillée, mais c’est comme si je ne portais rien. Dans mon quotidien, je ne veux pas me casser la tête avec ce que je vais mettre, car c’est ce que je fais dans mon métier.

Quelle influence a eu votre métier d’actrice sur votre habillement ?

Cela m’a poussée à une simplicité et une efficience. Une actrice passe son temps à s’habiller et se déshabiller, entre les prises, d’un tournage à l’autre, etc. J’ai vécu le fantasme du vêtement à plusieurs reprises, entre autres dans Les rescapés, La petite vie et au théâtre. Je suis déformée par mon métier. Je choisis ce que je vais porter le matin et je ne me change plus de la journée, outre quelques accessoires. Ma tenue doit se prêter à tout ce que j’ai à l’agenda ; je ne veux pas être overdressed à une répétition ni underdressed à un lancement. Sinon c’est comme si j’étais en changement de costumes !

Vous arrive-t-il d’aller faire une virée shopping ?

Photo d'archives, Agence QMI

Parfois avec mes filles, mais ça ne m’est jamais arrivé de me dire, je vais aller magasiner. Je fais trois visites en boutique par année et c’est tout. Je n’ai pas de rage de shopping, probablement parce que le vêtement est omniprésent dans ma vie de comédienne. Par contre, quand j’étais étudiante j’achetais mes vêtements à la poche pour 5 $ au Comptoir Emmaüs. Je me faisais des looks incroyables à partir de mes trouvailles. Anecdote, aux Prix Artis en 2014, j’ai agencé une veste que j’avais payée 0,25 $ à ma robe, car il faisait frais.

Quel est votre style et suivez-vous les tendances ?

J’adhère au dicton « une femme est belle quand elle se souvient de l’âge qu’elle a ». Je suis une femme active et urbaine, qui ne suit pas les tendances, mais qui puise dans celles-ci pour en ressortir des pièces qui ne sont pas inscrites dans le temps. J’aime beaucoup le style de Diane Keaton, car elle est raffinée tout en étant non conventionnelle. D’ailleurs, j’aimerais incarner un personnage qui serait très fashion, un peu comme Meryl Streep dans Le diable s’habille en Prada. Cela me sortirait de ma zone de confort et me permettrait d’être quelqu’un d’autre.

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