/entertainment/shows
Navigation

Fête nationale: nouveau lieu, nouveaux visages pour le Grand spectacle à Montréal

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – À l'occasion de ses 185 ans, la Fête nationale était mûre pour un changement à Montréal. Le Grand spectacle quittera donc la Place des Festivals et retournera à l’île Sainte-Hélène afin d’y inaugurer l’amphithéâtre naturel du parc Jean-Drapeau, le 23 juin, ont annoncé les organisateurs mardi.

Le retour sur ce vaste site extérieur – qui a accueilli un premier rassemblement de la Saint-Jean en 1874 – sera fortement souligné lors de l’événement musical principal animé pour une troisième année par Guillaume Lemay-Thivierge.

Des premières fois

Se voulant toujours la plus rassembleuse possible, la soirée du 23 juin accueillera certains artistes pour la toute première fois, dont Roxane Bruneau et Fouki, vedettes du spectacle d’ouverture.

Le rendez-vous principal aura quant à lui comme têtes d’affiche Éric Lapointe, Marie-Élaine Thibert – de retour après une présence en 2010, elle revisitera Paul Piché –, Philippe Brach, Guylaine Tanguay et Marie Michèle Desrosiers.

D’autres «recrues» telles qu’Alexandre Da Costa et Mariana Mazza ont aussi accepté de se joindre aux festivités, chose qu’elles n’avaient encore jamais pu faire. Le violoniste jouera avec Éric Lapointe le temps de «N’importe quoi» et appuiera les acrobates du Cirque Éloize en interprétant la «Chaconne de Vitali», sa pièce fétiche qu’il a revue avec un groupe rock complet. Mariana Mazza ne proposera pas de l’humour; elle lira plutôt un texte.

Pluralité des genres

Rassemblement tout désigné pour marier les styles musicaux, le Grand spectacle aura des airs de musique pop, rock, traditionnel, classique, autochtone, country et rap. Koriass livrera d’ailleurs un pot-pourri rap, sa pièce «rassembleuse» «Enfant de l’asphalte» et pigera dans d’autres répertoires. La rappeuse Jenny Salgado montera également sur scène.

Florent Vollant et Les Grands Hurleurs seront aussi de la fête, brossant un portrait du Québec francophone d’aujourd’hui, ainsi que de ses racines. «Il faut que ça demeure présent, actuel, que ça demeure un "must" pour que tout le monde se sente concerné par l’importance de célébrer la langue française, le Québec tel qu’il est aujourd’hui et son histoire, a dit Guillaume Lemay-Thivierge. Tu ne peux pas essayer d’effacer ou de balayer sous le tapis l’histoire; c’est ce qui a fait où t’es rendu aujourd’hui.»

Pour l’animateur, le parallèle avec un passé pas si lointain, comme il y a 50 ans, est facile à dresser. «En 1967, c’était l’ouverture sur le monde. En 2019, on n’a jamais autant parlé de cette fameuse ouverture sur le monde... Une chose est sûre, c’est qu’il faut célébrer le bonheur qu’on a de vivre ici, au Québec. En plus, la Fête nationale, c’est une des rares fêtes où tu peux inclure tout le monde.»

Le Grand spectacle de la Fête nationale de Montréal aura lieu le 23 juin. Le lendemain, le Défilé animera la rue Saint-Denis.