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Profilage politique au SPVM?

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MONTRÉAL – Le Tribunal des droits de la personne devra statuer sur l’existence d’un profilage politique au sein du Service de police de la Ville de Montréal, accusé d’avoir traité avec discrimination des manifestants écologistes, anticolonialistes et anticapitalistes.

Deux plaintes en ce sens ont été entendues par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) pour deux manifestations tenues les 15 mars et 10 octobre 2013.

Dans les deux cas, les policiers de Montréal ont mis fin aux manifestations avant qu’elles ne débutent, en plus de procéder à des arrestations de masse en vertu du défunt règlement municipal P-6 qui visait à limiter les manifestations. Le premier rassemblement se tenait dans le cadre de la manifestation annuelle contre la brutalité policière du 15 mars, tandis que le second avait pour objectif de dénoncer le projet d’oléoduc de la ligne 9B d'Enbridge.

«Les plaignant-es qui avaient été arrêté-e-s ont vu ces accusations être retirées depuis», ont fait savoir par communiqué, mardi, le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) et la Ligue des droits et libertés (LDL) qui accompagnent les 28 plaignants dans ces deux dossiers.

«La CDPDJ a conclu que le SPVM a réservé un traitement différent aux manifestant-e-s des 10 octobre 2013 et 15 mars 2013 en raison de leurs convictions politiques, réelles ou présumées», a soutenu Chantal Levert, coordonnatrice générale du RQGE.

Selon elle, «il est important de faire reconnaître juridiquement et politiquement le profilage politique afin de pouvoir le contrer et que les pouvoirs publics s’engagent à faire de même».

«Pour nous, le fait que la CDPDJ ait conclu qu’il y a eu profilage politique de la part du SPVM dans ces deux cas est une bonne nouvelle et un pas en avant vers la reconnaissance de cette forme de profilage discriminatoire», a fait savoir Eve-Marie Lacasse, coordonnatrice de la LDL.