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Découvrir la pêche sur le lac Mégantic

Lorsqu’il nous parle du lac Mégantic, Yves Laroche a du feu dans les yeux en pensant aux aventures de pêche qu’il y a vécues, comme cette journée où il a capturé cette belle ouananiche, après un vigoureux combat.
Photo courtoisie Lorsqu’il nous parle du lac Mégantic, Yves Laroche a du feu dans les yeux en pensant aux aventures de pêche qu’il y a vécues, comme cette journée où il a capturé cette belle ouananiche, après un vigoureux combat.

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LAC MÉGANTIC | Dans une vie de pêcheur, il arrive parfois qu’on tombe littéralement en amour avec un site de pêche. C’est ce qui s’est produit la semaine dernière, alors que j’ai passé une journée sur le lac Mégantic.

Depuis près de deux ans, mon éternel compagnon de pêche Gilles Dubois voulait absolument pêcher avec son bateau sur ce grand lac, afin de découvrir toutes les subtilités de la pratique de la pêche avec son embarcation et ses équipements. J’ai décidé de communiquer avec un spécialiste du lac, qui a été guide sur ce plan d’eau durant de nombreuses années, Yves Laroche. Il a accepté gentiment de nous faire découvrir son coin de pays et de nous donner quelques leçons.

D’une superficie de 26,4 kilomètres carrés, d’une longueur de 16,8 km et d’une largeur de 3,5 km, l’immense plan d’eau possède une profondeur moyenne de 75 mètres. Contrairement à ce qui se passe ailleurs au Québec, avec les difficultés d’accès aux plans à cause des tarifs très élevés demandés par plusieurs municipalités, le lac Mégantic est facilement accessible via les nombreuses rampes de mise à l’eau, quais et marinas que l’on retrouve en bordure. Il faut dire ici que le lac est bordé par cinq municipalités, soit Lac-Mégantic, Marston, Frontenac, Piopolis et Woburn.

Pour avoir accès au lac depuis la marina de Lac-Mégantic, nous avons déboursé un simple 10 $. Les installations ultramodernes sont faciles d’accès au centre-ville.

Ce qui m’a le plus frappé lorsque nous avons commencé à naviguer sur le lac, c’est la magie du décor que l’on peut observer tout autour. Oui, il y a des habitations un peu partout autour du lac, mais il n’est pas envahi par les villégiateurs. On peut encore admirer les majestueuses montagnes qui l’entourent. Si on ne savait pas que l’on était tout près d’un grand centre urbain, on se croirait dans un endroit très éloigné, sauvage et presque inhabité.

LES ESPÈCES DISPONIBLES

Dans les eaux du lac, une grande variété de poissons sportifs est présente. Il y a de l’achigan à petite bouche, la ouananiche, la truite arc-en-ciel, la truite brune, la truite mouchetée et la truite grise (ou touladi). C’est donc dire que vous avez le choix des techniques et des espèces que vous désirez capturer.

Avec un expert comme Yves Laroche, il est possible d’apprendre beaucoup sur ce lac qu’il patrouille depuis les années 1980. Nous avons d’abord tenté notre chance pour la ouananiche. Dans ce cas, il fallait pêcher avec un poisson-nageur, avec, sur la même ligne un peu à l’avant, un leurre attractif. La vitesse de traîne était aussi importante avec un bateau qui devait avancer à 1,8-2 milles à l’heure. Nous avons eu quelques visites, mais rien n’a franchement mordu à nos offrandes.

Par la suite, nous avons essayé de capturer des truites grises. Là, il fallait pêcher tout près du fond, en naviguant à 0,8 ou 0,9 mille à l’heure. Les leurres, plus profonds, servaient à brasser les sédiments au fond du lac pour attirer l’attention des poissons. Encore là, pas de chance. Le poisson ne voulait pas collaborer. Il y avait plusieurs embarcations sur le lac en même temps que notre groupe et le constat était le même : pas de prise. C’est cela la pêche. On ne peut pas gagner à tous les coups. Toutefois, naviguer sur ce lac majestueux valait bien le déplacement.

CONDITIONS DIFFICILES

À l’instar de tous les autres sites de pêche du Québec, le lac Mégantic ne présentait pas des conditions normales pour cette période de l’année.

« Normalement, en début de saison, nous allons pêcher devant les tributaires du lac, là où les prédateurs vont se gaver d’éperlans, mais cette saison, tout a été chambardé, affirme Yves Laroche. Présentement, les éperlans sont positionnés dans le lac un peu partout. Les eaux du lac sont sales, en raison de tous les débris qui ont été apportés avec la crue printanière. Toutes ces conditions jouent contre nous. La pêche va redevenir bonne une fois que toute cette saleté se sera nettoyée. »

Ce n’est certes pas parce qu’il manque de poissons dans le lac. En plus de la régénération naturelle, de 2010 à 2013, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a procédé à l’ensemencement de plus de 51 000 touladis, 12 700 ouananiches et 7700 truites mouchetées. L’Association de chasse et pêche de Lac-Mégantic travaille avec le MFFP dans ce dossier et veille à assurer la pérennité des espèces.

Pour en savoir plus sur toutes les possibilités de ce coin de pays merveilleux, vous pouvez visiter le site www.tourisme-megantic.com. Vous pouvez aussi téléphoner au 1-819-583-4411. Je vous souhaite de faire la même découverte que notre équipe.