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Les allergies printanières de plus en plus fortes

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 Depuis quelques années, le «rhume des foins», une forme d'allergie au pollen, frappe de plus en plus fort. C'est une situation qui risque de se répéter dans les années à venir en raison des changements climatiques.

Dès avril dans le sud du Québec, puis ailleurs en province, le pollen produit par les fleurs des arbres et arbustes peuvent causer des réactions allergiques. Puis, le pollen produit par le gazon et le foin prend le relais en juin, avant de céder sa place à celui produit par herbe à poux en juillet.

Environ 1 Québécois sur 8 est sujet au rhume des foins, qui semble devenir de plus en plus virulent.

«Ça frappe fort cette année. On l'a vécu le printemps passé et ça se répète cette année», a d'ailleurs remarqué la pharmacienne Anne-Émilie Dionne.

De plus en plus long

Les choses ne risquent guère de s'améliorer pour les Québécois allergiques au pollen. «Les changements climatiques allongent la période pendant laquelle les plantes et les arbres produisent du pollen. Par conséquent, la période des allergies risque elle aussi de se prolonger au cours des prochaines années», peut-on lire sur le site officiel du gouvernement du Québec.

«C’est une possibilité. L’herbe à poux produit du pollen jusqu’aux premiers gels, donc si le temps froid arrive plus tard, l’exposition au pollen se prolonge», a reconnu le Dr Marek Rola-Pleszczynski, professeur-chercheur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, en entrevue à TVA Nouvelles.

En plus des médicaments contre les allergies, le Dr Rola-Pleszczynski conseille de ne pas étendre les vêtements sur la corde à linge et de garder les fenêtres fermées autant que possible pour réduire les effets des allergies aux pollens.