/opinion/columnists
Navigation

Les anti-verts

Coup d'oeil sur cet article

Je l’ai souvent mentionné et je le répète : je déteste les extrêmes.

La semaine dernière, j’exprimais dans ces pages mon ras-le-bol envers Dominic Champagne et les autres caribous verts qui souhaitent tout chambouler au nom de l’environnement, sans se soucier du réalisme de l’opération ou de l’adhésion de la population.

Les sceptiques

Ça, c’était l’extrémité gauche du spectre. Puis, il y a l’autre bout. Celui où campent ceux qui font des boutons dès qu’ils entendent le mot « environnement ». Pour eux, toute initiative visant à réduire notre empreinte ou à tenter de ralentir le rythme des changements qui affectent notre planète est à dénoncer. En fait, ils nient carrément le phénomène.

Ce qui m’amène au conseil général tenu par la CAQ la fin de semaine dernière. C’était l’occasion pour le parti au pouvoir de montrer que les bottines pouvaient effectivement suivre les babines.

CAQ verte

Qu’ils avaient bien compris que l’environnement est une question qui préoccupe de plus en plus de gens, mais qu’il faut attaquer cette problématique avec un gros bon sens. François Legault a même parlé « d’urgence pragmatique », plutôt que de l’urgence climatique.

Dans son discours de fermeture, le chef caquiste a étoffé sa vision, en revenant encore et toujours sur l’hydroélectricité et en évoquant l’importance du transport en commun.

Il n’est pas parti en guerre contre les automobilistes, tout comme il n’a pas promis de construire un métro d’Anticosti à Rouyn-Noranda. Malgré cela, il y a des enragés qui ont déchiré toutes leurs chemises pour dire que le PM cédait au lobby vert, qu’ils n’avaient pas voté pour ça et qu’ils s’étaient fait avoir, que plus jamais la CAQ, etc.

Franchement. Vous nuisez tout autant au débat que les autres enragés. Est-ce encore possible de discuter sans tomber dans les extrêmes ? Me semble que ça ferait du bien.