/news/transports
Navigation

Navette boulot-dodo: transport en commun à Montréal, auto à Québec

Coup d'oeil sur cet article

Les travailleurs montréalais figurent parmi les plus grands adeptes de vélo au pays pour faire la navette entre leur lieu de travail et leur résidence, tandis que ceux de Québec affichent un des taux les plus élevés d'utilisation de la voiture, montre une étude de Statistique Canada dévoilée mercredi.

Dans son étude basée sur les données du recensement de 2016, l'organisme fédéral a comparé les modes de mobilité utilisés dans les huit grandes régions métropolitaines de recensement (RMR) du pays (Vancouver, Edmonton, Calgary, Winnipeg, Toronto, Ottawa/Gatineau, Montréal et Québec).

Selon les données compilées, Montréal arrive au deuxième rang au pays, derrière Toronto, pour l'usage du transport en commun avec 22,8 % des travailleurs qui y ont recours en guise de principal mode de transport. Il s'agit du double de Québec, qui affiche un taux de 11,4 %, le plus faible des huit RMR.

À l'opposée, pas moins de 80,2 % des travailleurs de la région de Québec se fient avant tout à leur voiture pour faire la navette entre le travail et la maison, au 2e rang derrière Edmonton. De leur côté, seuls 69,1 % des Montréalais se fient à leur voiture, un taux légèrement supérieur aux travailleurs de Vancouver et Toronto.

Sans surprise, le taux de recours à la voiture augmente rapidement, au fur et à mesure que la distance entre le lieu de travail et de résidence augmente.

Vélo à Montréal, marche à Québec

Par ailleurs, les Montréalais, qui disposeront bientôt de nouvelles «autoroutes» à vélo, sont parmi les plus enclins au pays à enfourcher leur bicyclette pour se rendre au travail. En effet, 2 % des travailleurs du Grand Montréal (2e rang au pays) ont affirmé se fier avant tout à leur monture à pédales pour leurs déplacements, contre 1,3 % à Québec (7e rang au pays).

Par contre, les travailleurs de Québec sont plus enclins que leurs comparses de l'autre extrémité de l'autoroute 40 à chausser de bons souliers pour marcher jusqu'au travail. En combinant la marche aux vélos, ce sont donc 7,8 % des gens de Québec qui optent pour les déplacements actifs pour se rendre au travail, contre 7,4 % pour les citoyens de Montréal.

Changement de mentalité

Statistique Canada a aussi noté que, dans les huit RMR, le taux de navetteurs en voiture a chuté entre 1996 et 2016. «Bien que les lieux de travail soient de plus en plus décentralisés, l’utilisation de la voiture est à la baisse et la popularité du transport en commun est en hausse parmi ceux qui travaillaient au sein du noyau urbain», a fait valoir l'organisme.

C'est à Montréal que le phénomène s'avère le plus marquant. En 20 ans, le nombre de travailleurs ayant recours à la voiture pour se rendre au travail au centre-ville – défini par un rayon de 5 km autour de l'hôtel de ville – a chuté de 62 900 personnes, une baisse de 28 %. En contrepartie, 58 100 travailleurs de plus ont recours au transport en commun pour atteindre le cœur de la métropole.