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Comment développer son écoute

Ear listening
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Maryse Boyce – 37e AVENUE

 

On l’oublie souvent, mais recevoir le message de l’autre, c’est la moitié de la communication. Nos conseils pour pratiquer une meilleure écoute.

Mettez-vous davantage d’énergie à préparer ce que vous allez dire qu’à réellement écouter la personne devant vous ? Avez-vous l’habitude de consulter vos courriels en même temps que vous discutez au téléphone ? Si vous avez répondu oui à l’une ou l’autre de ces questions, ces quelques conseils vous seront utiles pour pratiquer une meilleure écoute, et ce, peu importe le contexte.

Être présent, de corps et d’esprit

Ce conseil est simple, mais sa mise en pratique améliorera de manière significative vos conversations. D’abord, éloignez les distractions physiques, particulièrement les écrans : mettez de côté votre téléphone, éteignez le téléviseur ou détournez-vous de votre écran d’ordinateur, où vos courriels vous font de l’œil. Autrement, même si vous êtes un as du multitâche, votre interlocuteur saisit qu’il n’a pas votre pleine attention.

Ensuite, concentrez-vous sur les propos de la personne devant vous : ni sur vos tâches en attente, ni sur votre fin de semaine tant attendue, pas plus que sur cette réponse qui vous brûle les lèvres. Plus disponible, vous serez plus ouvert à votre interlocuteur. Vos réponses ont alors de meilleures chances de résonner avec ses propos.

Laisser les jugements de côté

« Lorsque bien pratiquée, l’écoute constitue un acte d’empathie, explique Adam Bryant, qui a mené plusieurs centaines d’entrevues au cours de la trentaine d’années qu’a duré sa carrière de journaliste au New York Times. Vous essayez de voir le monde à travers le regard d’une autre personne et de comprendre ses émotions. Cela ne pourra pas se produire si vous jugez la personne alors qu’elle parle. »

De la même manière, résistez à la tentation de donner des conseils pour régler la situation que votre interlocuteur expose. Cette approche pourrait mettre l’autre sur la défensive. « Ça envoie comme message, de manière inconsciente, que vous ne pouvez tolérer la façon dont la personne se sent à ce moment », expose la psychologue clinicienne Lina Perl sur le populaire blogue américain A Cup of Jo.

Démontrer son écoute

Votre posture et vos petits gestes traduisent la qualité de votre écoute. Hocher de la tête pour manifester votre intérêt et votre compréhension, décroiser ses bras et se pencher légèrement vers la personne en face de vous sont autant de manifestations non verbales efficaces d’une écoute active.

Cultiver sa curiosité

Chaque conversation peut mener à des découvertes, pour peu qu’on la voie comme une occasion d’apprendre. Exercez-vous à formuler vos questions sous une forme ouverte, c’est-à-dire sous forme d’interrogations qui mènent à développer la réponse, plutôt qu’à répliquer par un simple « oui » ou « non ». Les questions ouvertes permettent à votre interlocuteur de s’exprimer sur ce qui l’anime vraiment.

Demandez l’avis des gens qui vous entourent et écoutez leurs réponses avec un intérêt sincère. Cela vaut aussi bien pour vos relations personnelles que professionnelles. « Pourquoi aussi peu de gestionnaires pratiquent-ils une bonne écoute ? », se demande Adam Bryant, alors qu’il s’agit d’une qualité importante même pour un patron. « Peut-être parce qu’ils ont l’impression qu’ils devraient avoir les réponses plutôt que des questions. »

Osez ne pas tout savoir, posez vos questions avec un intérêt sincère, et vous développerez votre écoute à la manière d’un muscle