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Un mois de mai à l’eau

Avec une période de seize jours de pluie consécutifs

Dame nature n’a pas épargné les Québécois depuis le début du printemps. Pour un, Pierre Valade, photographié vendredi, a vraiment hâte qu’il fasse plus chaud à Montréal.
Photo Pierre-Paul Poulin Dame nature n’a pas épargné les Québécois depuis le début du printemps. Pour un, Pierre Valade, photographié vendredi, a vraiment hâte qu’il fasse plus chaud à Montréal.

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Les Montréalais ont traversé le pire mois de mai des 20 dernières années alors qu’il y a eu 16 jours de pluie consécutifs. Et le mois de juin ne s’annonce pas vraiment mieux.

« On a eu plus de jours de pluie, de grisaille et de temps froid qu’à l’habitude », précise le météorologue d’Environnement Canada, Simon Legault. Plus de la moitié du mois a été couvert de nuages gris, une première depuis 1999.

Pour Philippe Beauregard, un producteur maraîcher de la Montérégie, le mois de mai 2019 a été un véritable cauchemar. Il ne se passait pas trois heures sans qu’il regarde quelle serait la météo des prochaines heures.

Que ce soit pour la stabilité de son personnel vu le temps froid ou encore la qualité de ses terres, les dernières semaines ont causé plusieurs maux de tête à l’équipe de M. Beauregard.

Saint-Jean-Baptiste

Habituellement, les gens de Montréal et des environs dégustent leurs fraises locales vers la mi-juin. Cette année, les amoureux du petit fruit rouge devront patienter jusqu’à la fête de la Saint-Jean-Baptiste pour y goûter.

Les températures fraîches ressenties ont été les pires ennemies des producteurs maraîchers. À cause de la température du sol, les plants de fraises n’ont pu croître normalement.

Toutefois, un peu de soleil pourrait tout changer. « Ça peut se replacer assez rapidement, mais le soleil doit être présent. Les cartes vont se jouer dans les 15 prochains jours », indique M. Beauregard.

Une semaine froide

Or, le météorologue n’a pas de très bonnes nouvelles pour les 200 producteurs de fraises du Québec. Le soleil ne semble pas pressé de nous caresser l’épiderme.

« Ça va continuer à être frais. On peut espérer un peu plus de chaleur à la mi-juin, mais j’ai plus confiance vers la fin juin », souligne-t-il.

Selon les prédictions d’Environnement Canada, les températures de cette semaine seront encore sous la normale de saison. Elles oscilleront entre les 15 °C et 18 °C. La météo pourrait être plus clémente vers la fin de la semaine alors que le mercure devrait avoisiner les 20 °C.