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Changements climatiques... et semaines de 4 jours!

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Marie-Joëlle Pratte – 37e AVENUE

 

Qui n’a jamais rêvé de week-ends de 3 jours pour profiter davantage de la vie? Ce phénomène étant déjà très populaire en Europe, les Canadiens veulent, maintenant plus que jamais, trouver un équilibre entre leurs vies personnelle et professionnelle. La semaine de 4 jours semble être un des moyens les plus efficaces pour y parvenir... tout en correspondant à leurs aspirations environnementales. Serait-ce la solution ultime?

Le rêve canadien

D’après un sondage réalisé par Kronos auprès de 3000 employés, 59% des travailleurs canadiens à temps plein désirent une semaine de travail de 4 jours. Ce n’est donc plus un mythe qui concerne seulement les millénariaux puisque, plus les gens vieillissent, plus ils veulent une semaine de travail raccourcie. Toutefois, seulement 29% des travailleurs seraient prêts à accepter une réduction de salaire pour y arriver.

Des impacts environnementaux incontestables

La semaine de 4 jours, c’est bon pour la planète. En 2008, l’État de l’Utah, aux États-Unis, a fait un test sur plus de 17 000 de ses employés en répartissant les heures de travail sur 4 jours au lieu de 5. En ne se faisant pas rentrer ces employés au travail le vendredi et en utilisant moins d’énergie pour le chauffage, la climatisation, l’électricité et l’entretien ménager, l’État a réussi à faire de grandes économies tout en luttant contre les changements climatiques.

Avec l’adoption de la semaine de 4 jours, les routes se désencombreraient, réduisant ainsi la pollution et les émissions de gaz à effet de serre, sans compter les nombreuses heures perdues dans le trafic. Selon un rapport provisoire publié par le gouvernement de l’État de l’Utah, cette initiative permettrait de réduire les émissions de CO2 d’au moins 12 000 tonnes par an, soit l’équivalent du retrait d’environ 2300 voitures de la route.

Des employés plus motivés et conscientisés

Au-delà des bienfaits pour l’environnement, la réduction des jours de travail permettrait aussi aux employés d’augmenter leur productivité. Cette nouvelle répartition du temps de travail les motiverait davantage à se concentrer et à limiter les heures perdues sur les réseaux sociaux ou à assister à des réunions non essentielles. Les employés ont ensuite moins tendance à s’absenter et à prendre de longues pauses pour manger à l’extérieur. Les conditions optimales pour favoriser leur productivité étant mises de l’avant, les employés terminent le travail demandé plus rapidement, ce qui amplifie aussi leur sentiment d’accomplissement.

En 2018, une entreprise néo-zélandaise a mené une expérience en réduisant sa semaine de travail de 40 à 32 heures pour ses 240 employés, tout en maintenant les mêmes salaires. En analysant les résultats, les chercheurs ont constaté que le stress des employés a diminué de 7%, que leur satisfaction globale au travail a augmenté de 5%, mais, surtout, que «leur performance au travail n’a pas été affectée», a déclaré Jarrod Harr, professeur en ressources humaines à l’Auckland University of Technology.