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Elle envisage de poursuivre Kimi Räikkönen

Raikkonen
Photo Axel Marchand-Lamothe Cassandra Talula Dias-Greizis. Victime alléguée

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La jeune Montréalaise qui alléguait l’an dernier que le pilote de Formule 1 Kimi Räikkönen avait commis des gestes sexuels déplacés envers elle déplore qu’aucune accusation ne soit portée contre lui et envisage de le poursuivre au civil pour qu’il y ait « une certaine forme de justice ».

« J’ai envie que Kimi Räikkönen soit tenu responsable de ce qu’il m’a fait, affirme avec force au Journal Cassandra Talula Dias-Greizis. Je suis encore en train de considérer mes options. Il n’y a eu aucune conséquence pour lui, il court encore. Sa vie continue. »

Une année est passée depuis que la jeune femme de 30 ans s’est retrouvée dans une tempête médiatique après que l’affaire eut éclaté au grand jour.

Récit sur un blogue

En 2016, elle écrivait sur son blogue comment l’agression se serait déroulée un an auparavant.

Elle relatait, sans le nommer, qu’un Räikkönen bien éméché lui aurait demandé combien il lui en coûterait pour l’avoir, elle, après avoir commandé à boire. Celle qui travaillait alors comme barmaid au Velvet Speakeasy aurait refusé.

Au moment de payer, le pilote de F1 lui aurait agrippé le sein droit en passant sa main dans sa robe, tandis qu’un ami qui l’accompagnait aurait « glissé sa main entre ses cuisses pour lui toucher le sexe ».

Or, la procureure au dossier lui aurait indiqué en octobre dernier qu’il n’y aurait pas d’accusations contre lui.

« C’est extrêmement décevant de se faire dire : “Je te crois, mais il n’y aura pas d’accusations”, laisse tomber Cassandra Talula Dias-Greizis. On m’a dit que j’avais six mois [après l’événement] pour porter plainte. Le système de justice m’a laissée tomber. »

Peur d’être accusée

La jeune femme rappelle qu’elle n’est pas tirée d’affaire. Räikkönen avait aussi porté plainte contre elle à la police, lui pour extorsion et harcèlement.

Le Finlandais de 39 ans soutenait que la Montréalaise le menaçait depuis des mois de dénoncer publiquement les attouchements sexuels, s’il ne lui remettait pas un montant « près des sept chiffres ».

L’avocat de la jeune femme avait indiqué que la « démarche a complètement été mal interprétée ». Alors qu’elle croit être toujours l’objet d’une enquête, elle avoue vivre avec la peur et le stress d’être accusée.

Malgré les tentatives du Journal, il a été impossible d’obtenir des commentaires de Kimi Räikkönen, ni de son écurie, Alfa Romeo.