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«Les écarts sont trop importants»

Le Mexicain Sergio Pérez souhaite une refonte complète de la F1

Sergio Pérez est le dernier pilote d’une écurie autre que Mercedes, Ferrari ou Red Bull à avoir grimpé sur un podium de F1. C’était en avril 2018.
Photo d’archives Sergio Pérez est le dernier pilote d’une écurie autre que Mercedes, Ferrari ou Red Bull à avoir grimpé sur un podium de F1. C’était en avril 2018.

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« Prendre le départ d’une course en sachant d’avance que nos chances d’accéder au podium sont à peu près nulles, ce n’est pas ça la discipline-reine du sport automobile. »

Sergio Pérez a récemment ajouté sa voix à celle de plusieurs pilotes qui réclament une refonte majeure de la discipline-reine du sport automobile.

« Ce n’est pas compliqué, la F1 doit changer radicalement, a soutenu le pilote mexicain, coéquipier de Lance Stroll chez Racing Point. Il y va de l’intérêt de notre sport.

« Ça ne peut plus continuer de la sorte », a-t-il déclaré à nos confrères de Motorsport.com, dans une entrevue accordée récemment à Barcelone.

La priorité aux pilotes

Les dirigeants de la F1 ont beau avoir instauré une nouvelle réglementation pour raviver le spectacle en piste cette année (ailerons plus imposants, etc.), la situation ne s’est pas améliorée en 2019. Au contraire, elle s’est détériorée.

Jamais depuis cinq ans l’écurie Mercedes n’a été aussi dominante. Jamais elle n’a fait autant mal paraître les neuf autres équipes du plateau.

« La F1 doit devenir un championnat de pilotes plutôt qu’un championnat des équipes, poursuit Pérez. Les écarts entre les écuries sont trop importants.

« C’est dommage, car le plateau regroupe d’excellents candidats à la victoire, des talents bruts qui, faute d’une voiture compétitive, n’auront jamais la chance de gagner ni même de monter sur le podium. »

Rare podium

Pérez est d’ailleurs le dernier pilote, autre que ceux des trois équipes de pointe (Mercedes, Ferrari et Red Bull), à avoir occupé un podium de F1.

Il avait rallié l’arrivée au troisième rang au Grand Prix d’Azerbaïdjan en avril 2018.

Un résultat qu’il doit en grande partie à un accrochage controversé qui a éliminé, devant lui, les deux pilotes de l’écurie Red Bull, Daniel Ricciardo et MaxVerstappen.

« C’est de plus en plus frustrant de se présenter à un Grand Prix en sachant qu’on va se battre pour être le meilleur des... autres », a commenté Perez.

Espoir à l’horizon

Le pilote de 29 ans, qui disputera le 162e Grand Prix de sa carrière dimanche à Montréal, souhaite que l’entreprise américaine Liberty Media, propriétaire de la Formule 1, donne suite à son projet de refonte de la discipline en 2021.

On envisage en effet d’imposer notamment un plafond budgétaire, ce qui devrait favoriser les équipes les moins nanties du plateau.

« L’un des problèmes majeurs concerne les ressources [financières], a déclaré Pérez. On affronte des équipes qui ont trois et parfois quatre fois plus de moyens financiers que nous.

La situation persiste depuis trop d’années. À chaque course, a-t-il fait remarquer, tout le monde sait à peu près où vous allez terminer.

« C’est quelque chose qui doit radicalement changer en F1, a-t-il conclu. C’est peut-être l’avenir de notre discipline qui en dépend. »