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Maternelle 4 ans : des ajustements sur la forme mais pas sur le fond, dit Roberge

Maternelle 4 ans : des ajustements sur la forme mais pas sur le fond, dit Roberge
Photo Simon Clark

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Au terme de cinq jours de consultations, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se dit ouvert à quelques ajustements concernant l’implantation des maternelles 4 ans pour tous, mais il ne fait aucune concession quant à l’objectif et à son échéancier.

Au cours des derniers jours, une trentaine d’intervenants et organismes ont défilé devant les élus à l’Assemblée nationale afin de se prononcer sur le projet de loi 5 qui prévoit que la maternelle 4 ans sera offerte dans tout le réseau scolaire, et non seulement en milieu défavorisé comme c’est le cas présentement.

Même ceux qui sont en faveur de l’accès à la maternelle 4 ans pour tous y sont allés de nombreuses recommandations et quelques-unes ont retenu l’attention du ministre.

« Je retiens l’idée de travailler encore plus en équipe », a-t-il affirmé au Journal en fin de journée, répondant ainsi aux préoccupations de la Fédération des commissions scolaires et de l’Association des centres de la petite enfance, qui ont réclamé mardi davantage de collaboration entre les deux réseaux.

Sécurité des enfants

M. Roberge veut par ailleurs travailler avec les transporteurs d’autobus scolaire, afin d’assurer la sécurité des jeunes enfants à bord des véhicules, ne fermant pas la porte à une aide financière additionnelle pour y arriver.

Le ministre s’est aussi montré ouvert à diminuer le nombre d’enfants par éducatrice en service de garde pour les enfants de 4 ans, comme le lui ont recommandé plusieurs intervenants. Présentement, le ratio est d’un adulte pour 20 enfants.

M. Roberge n’a toutefois pas l’intention d’assouplir l’échéancier de cinq ans que son gouvernement s’est fixé pour offrir la maternelle 4 ans à tous, même si de nombreux intervenants lui ont demandé de ralentir la cadence pour prendre le temps de bien faire les choses.

Le ministre croit que son échéancier est toujours aussi « réaliste » et « raisonnable », malgré les défis de recrutement et d’ajouts d’espace dans le réseau scolaire.

Plus cher que prévu

Québec devra par ailleurs injecter plus d’argent que prévu pour la construction de nouvelles classes dans le réseau scolaire, en raison du contexte de « surchauffe » qui fait grimper les coûts, a affirmé la Fédération des commissions scolaires dans son mémoire présenté mardi.

La Fédération a réclamé une « enveloppe budgétaire nationale » qui servira à financer les « imprévus majeurs », puisque les coûts de construction et de rénovation sont déjà plus élevés que prévu. La hausse atteint 30 % dans certaines commissions scolaires, à cause de la hausse des coûts de matériaux et de la pénurie de main-d’œuvre.

Le nombre de classes à construire pour la maternelle 4 ans pourrait par ailleurs être plus élevé que prévu, puisque tous les locaux disponibles ne pourront être convertis pour accueillir des tout-petits, a précisé le président de la Fédération, Alain Fortier. « Ça va coûter très cher », a-t-il laissé tomber.