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Erik Karlsson: Bergevin doit tenter le coup

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Photo d'archives, AFP L’ouverture d’Erik Karlsson envers le Canadien est un cadeau sur un plateau d’argent pour Marc Bergevin.

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Calmez-vous! N’organisez pas la réception de bienvenue tout de suite. Erik Karlsson n’a pas encore signé un contrat avec le Canadien. Mais si on le dit intéressé à poursuivre sa carrière à Montréal, ça doit être vrai. Pourquoi? Parce que les joueurs européens se plaisent généralement à jouer ici.  

Pensons à Andrei Markov, à Tomas Plekanec, à Saku Koivu ou à Mats Naslund. Ils ont porté les couleurs du Canadien longtemps.    

  •  ÉCOUTEZ le commentaire de Charles-Antoine Sinotte à Dutrizac de 6 à 9:   

Alex Kovalev se sentait comme chez lui à Montréal. On l’a même vu dans les séries Les pêcheurs et Les Boys.  

Il a regretté d’aller à Ottawa ensuite. Il s’y ennuyait comme les pierres.  

C’est fini avec les Sénateurs  

Dans le cas de Karlsson, le bruit court qu’il veut se rapprocher d’Ottawa, d’où son épouse est originaire. Il serait même prêt à retourner avec les Sénateurs, selon Don Brennan, journaliste du Ottawa Sun, qui a obtenu l’information quant à ses intentions.  

L’ami Don n’est pas le genre à lancer n’importe quoi. Toutefois, il serait étonnant que l’on revoie Karlsson avec les Sénateurs.  

Pourquoi Eugene Melnyk répondrait-il à ses demandes contractuelles un an après les avoir rejetées?  

De plus, les Sénateurs ont pris la décision de rebâtir à neuf. C’est la même chose chez les Rangers, avec qui Karlsson ne détesterait pas se retrouver aussi. Mais New York, c’est New York.  

Un cadeau pour le Canadien  

L’ouverture de Karlsson envers le Canadien est un cadeau sur un plateau d’argent pour Marc Bergevin. Dans un monde où toutes les raisons semblent bonnes pour ne pas venir jouer à Montréal, voilà un joueur d’élite qui sort enfin du lot et qui se montre intéressé au Tricolore.  

Karlsson n’est pas n’importe qui. En tant que directeur général, Bergevin a le devoir d’étudier la question sérieusement.  

Son plan de réinitialisation a pour ainsi dire fonctionné la saison dernière. Oui, le Canadien a raté les séries, mais il a effectué un bond de 25 points au classement.  

Personne n’avait prévu un tel redressement, mais tout le monde s’attend maintenant à plus la saison prochaine. Les amateurs n’accepteront pas que le Tricolore manque les séries pour la quatrième fois en cinq ans.  

Geoff Molson doit penser comme eux. 

Des étoiles, ça en prend  

Karlsson est une star et le Canadien en manque. Il coûterait assurément cher. Il a touché un salaire de 6,5 millions au cours de la dernière saison. On peut penser qu’il vise les 10 millions.  

Mais il y a toujours moyen de moyenner. Selon le site CapFriendly.com, le Canadien se situe présentement à 11,7 millions sous la limite du plafond, qui est projeté à 83 millions pour la prochaine saison.  

Les seuls membres de la formation régulière sans contrat sont Joel Armia, Jordie Benn, Charles Hudon, Artturi Lehkonen, Antti Niemi et Mike Reilly.  

On sait déjà que Niemi ne sera pas de retour. Chez les autres, on peut penser qu’Armia et Lehkonen se verront offrir de nouvelles ententes. Il est moins sûr que Benn, Hudon et Reilly seront retenus.  

Un quart pour l’attaque massive  

Sur le plan sportif, Karlsson est droitier, tout comme Shea Weber et Jeff Petry. Mais à 29 ans, il est de cinq ans le cadet de Weber et de trois ans pour ce qui est de Petry. Et il est un véritable quart pour l’attaque massive, ce que le Canadien n’a pas eu depuis le départ de Markov.  

Une transaction serait possible si Karlsson s’amenait à Montréal.  

Bergevin n’échangerait probablement pas Weber. C’est le joueur qu’il a obtenu contre P.K. Subban et celui qui a succédé à Max Pacioretty au poste de capitaine.  

Pour lui, Weber est de l’or en barre.  

Petry détient dans son contrat une clause de non-mouvement et de non-échange restrictive. C’est le genre de chose qui s’arrange.  

De plus, les deux dernières années de son contrat sont raisonnables. Il touchera un boni d’un million pour chacune des deux prochaines saisons et un salaire annuel de trois millions pour un total de huit millions. Il pourrait constituer une bonne prise pour une équipe à la recherche d’un défenseur droitier.  

Le Canadien pourrait obtenir un bon défenseur gaucher en retour, qui sait?  

Hé! Que c’est donc plaisant de jouer au directeur général!   

O’Reilly rapporte gros 

J’ai choisi les Bruins pour remporter la coupe Stanley en six matchs. Mais je m’interroge en cette veille du cinquième match de la finale.  

Les Blues sont pas mal dérangeants. Assez même pour renverser les prédictions qui donnaient les Bruins vainqueurs en grande partie.  

Ryan O’Reilly est particulièrement impressionnant chez les Blues. C’est un joueur que j’aurais bien vu avec le Canadien lorsque les Sabres de Buffalo l’ont mis sur le marché pour se départir de son gros contrat, l’an dernier. Joueur de centre, 6 pieds 1 pouce, 218 livres, bon marqueur, robuste. Il avait le bon profil.  

Bergevin avait dit non  

Marc Bergevin avait donné un coup de fil à son homologue des Sabres, Jason Botterill. Le prix à payer aurait été trois choix de première ronde, incluant celui de l’an dernier (qui est devenu Jesperi Kotkaniemi) et – si je me souviens bien – un choix de deuxième ronde.  

Bergevin avait demandé à Botterill s’il voulait son poste aussi.  

Les Blues ont cédé trois joueurs de centre aux Sabres, soit Vladimir Sobotka, Patrick Berglund et Tage Thompson, plus leur premier choix cette année et leur deuxième choix en 2021.  

Sobotka, Berglund et Thompson n’ont rien cassé avec les Sabres, qui espèrent se reprendre avec les deux choix qu’ils ont acquis dans la transaction.  

O’Reilly s’est pour sa part révélé une merveilleuse acquisition pour les Blues. Comme quoi les meilleures transactions peuvent être aussi celles que l’on fait.

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