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Les règles entourant Airbnb se resserrent

L’industrie hôtelière se réjouit du travail accompli

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 Le règlement du gouvernement visant à serrer la vis à ceux qui louent leur appartement à court terme, comme sur la plateforme Airbnb, a été bien accueilli mercredi par l’industrie hôtelière. 

 « On est extrêmement contents. C’est un pas dans la bonne direction », s’est réjoui Xavier Gret, PDG de l’Association Hôtellerie Québec, qui a participé aux discussions de ce nouvel encadrement. 

 Son homologue de l’Association des hôtels du Grand Montréal, Ève Paré, crie aussi à la victoire. 

 Sur la même patinoire 

 C’est au nom de l’équité et de la lutte à l’évasion fiscale que la ministre québécoise du Tourisme, Caroline Proulx, a déposé ce projet à Québec pour ceux qui louent à court terme, à des fins commerciales. 

 « On a créé une nouvelle catégorie d’hébergement touristique, “la résidence principale”. C’est l’adresse officielle enregistrée auprès du gouvernement », a résumé au Journal Mme Proulx. 

 « Ça va empêcher quelqu’un qui a 30 condos sur Airbnb de s’en tirer sans payer son dû, car pour moi, c’est un homme d’affaires, a continué M. Gret, qui croit qu’Ottawa devrait emboîter le pas. On veut juste que tout le monde joue sur la même patinoire. » 

 Pas assez loin 

 « Difficile de ne pas être en faveur, même si ce n’est pas parfait, a renchéri Liza Frulla, DG de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. Le gouvernement pourra s’assurer que la taxe sur l’hébergement est appliquée et que l’impôt est collecté. Aussi, la résidence secondaire sera plus difficile à louer. Des milliers de logements sont convertis en business Airbnb par des propriétaires qui délogent leurs locataires. Là, ils devront s’enregistrer et passer les étapes nécessaires », a-t-elle vulgarisé. 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

 « Une pénurie de logements sévit au Québec. Il est urgent de protéger le parc de logements locatifs pour les locataires qui peinent à se loger adéquatement », déplore Maxime Roy-Allard, porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec, qui soutient pour sa part que les modifications ne vont pas assez loin.  

 ► Des amendes de 50 000 $ sont prévues par la loi pour la location de logements à des fins touristiques. 

 Conditions pour louer une résidence principale  

  •  Y demeurer habituellement 
  •  Adresse indiquée au gouvernement 
  •  Aucun déjeuner servi 
  •  Une seule réservation par jour 
  •  Une personne ne peut avoir plus d’une résidence principale