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L’exploitation occidentale des pays pauvres

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Impérialisme occidental 

Oui, les pays occidentaux aiment les pays sous-développés qui se laissent exploiter par des investisseurs et des transnationales étrangers qui graissent généreusement leurs politiciens. Et bien souvent, ces exploiteurs économiques venus de l’Occident ont la clairvoyance de s’incorporer dans des paradis fiscaux afin de ne point être accablés par le fait de devoir payer de l’impôt dans les pays «hôtes» et ont la sagesse de faire voter des lois anti-syndicales afin de ralentir les arde monétaires de leurs domestiques.  

Oh que les Occidentaux et leurs organisations internationales aiment ce genre de pays et de dirigeants politiques ouverts à la business. Des pays pauvres en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient où la démocratie est un leurre et la liberté un mythe. Des pays «démocratiques» où les médias écrits et parlés sont détenus par les puissants. 

Expliquez-moi, je vous en prie 

Expliquez-moi donc comment il se fait que des pays extrêmement riches en ressources naturelles comme le Congo, le Nigeria, le Soudan et d’autres soient aussi pauvres et que la population vit dans l’indigence et ne jouit de pratiquement pas, ou si peu, de services publics dignes de ce nom? 

Les Occidentaux lorgnent ces pays supposément libres, mais soumis comme le Honduras, la Colombie, le Guatemala, le Salvador, le Pérou et d’autres qui galvaudent régulièrement les droits des individus, mais qui ont l’immense mérite d’être totalement ouverts à l’investissement étranger dans tous les domaines. Ils aiment moins les pays qui ont vraiment à cœur l’intérêt général plutôt que l’intérêt particulier, qui adoptent des politiques afin de mieux répartir la richesse et qui accroissent la souveraineté économique et la sécurité nationale par des prises de participation par le gouvernement dans des entreprises névralgiques et des secteurs qui, de droit, appartiennent ou devraient appartenir à la population, comme la forêt, les terres, les mines, le pétrole, le gaz, les services publics (électricité, aqueducs et eau, ponts, autoroutes, ports, aéroports et les programmes sociaux comme la santé, les garderies et l’éducation). Je pense à des pays avec des politiciens au service du peuple comme à Cuba, au Venezuela, en Bolivie, au Nicaragua, etc.  

Dans ces cas, les pays étrangers dits développés vont tout faire pour renverser, même par la force militaire, ces gouvernements dits socialistes qui se battent dans leurs pays pour leur indépendance et contre l’hégémonie occidentale. Au Nigeria et en Afrique du Sud, la majorité des gens sont très pauvres, mais réjouissez-vous, ces deux pays comptaient en 2012 respectivement 20 et 9 milliardaires (La Presse, 8 octobre 2013) 

Société d’État et société privée 

C’est quoi le problème avec une société d’État qui appartient à l’ensemble de la population plutôt qu’à une poignée d’individus? Au nom de quel a priori faut-il condamner les entreprises à propriété collective et obligatoirement miser uniquement sur des entreprises privées pour le mieux-être de la population? Ces entreprises qui ne pensent qu’à satisfaire leurs intérêts égoïstes comme payer moins d’impôts sur le revenu grâce au recours à leurs aimables paradis fiscaux; à externaliser les coûts de leur pollution, comme ceux des sols et des eaux contaminés, et à faire payer la population à leur place en embauchant des milliers de lobbyistes afin de lutter contre les syndicats pour maintenir au salaire vraiment minimum leurs employés ordinaires et au salaire maximum les patrons, et afin de mettre la main, pour pas cher, sur les services publics de la population, comme l’électricité, les chemins de fer, les compagnies aériennes, les aqueducs, les aéroports, les autoroutes, etc.  

Vous allez essayer de me faire accroire que nous, collectivement, on ne peut pas exploiter et gérer efficacement des entreprises dans tous les secteurs et qu’il faut s’en remettre à des particuliers, qui eux seuls peuvent y parvenir? Il faut conter ça à d’autres que moi. 

Être locataire dans son pays 

Les pays en voie de développement ne s’enrichissent jamais collectivement s’ils ne s’extirpent pas de l’emprise économique des Occidentaux et de leurs propres dirigeants politiques afin de ramener chez eux la véritable démocratie, la souveraineté économique et afin d’être enfin maîtres chez eux de secteurs aussi importants que les services publics, les programmes sociaux et les ressources naturelles. Il faut arrêter le pelletage systématique des pays pauvres. 

On fait tout un cas de la dette publique, qui n’est pas du tout dramatique, dans la plupart des cas, surtout si elle est détenue par des investisseurs locaux. Par contre, on passe toujours sous silence le contrôle étranger de notre économie dans laquelle l’argent sort à la tonne chaque année du pays hôte sous toutes sortes de formes comme les dividendes, les prix de transfert, les honoraires de gestion, les virements dans les paradis fiscaux, etc. Le contrôle étranger de notre économie représente une dette permanente pire que la dette publique qui, en plus, confère aux propriétaires étrangers le droit d’intervenir dans les domaines pas seulement économiques, mais aussi politiques et sociaux. Les transferts financiers dirigés à l’extérieur du pays et les interventions des compagnies mères étrangères dans le pays hôte se font en catimini et de façon opaque, comme dans le cas des pharmaceutiques et des pétrolières à contrôle étranger qui dictent les prix et la provenance de leurs produits.  

Comme en Irak et en Libye 

Que deux pays soient envahis militairement par les amis américains fait qu’aujourd’hui le pétrole de l’Irak et de la Libye appartiennent à qui? L’Irak libre que vous dites, alors que dernièrement Donald Trump est allé visiter ses troupes dans ce pays sans daigner informer les dirigeants politiques qu’il n’avait nullement le goût ni le temps de rencontres. L’Irak appartient de fait aux States comme d’autres pays dans le monde. Bravo aux Américains d’avoir ramené la démocratie et la liberté en Irak et en Libye, ce qu’ils essaient de prolonger honorablement en Iran, en Turquie, au Yémen, en Syrie, au Venezuela, à Cuba, au Nicaragua, en Corée du Nord, alouette. On leur souhaite bonne chance! 

Les Occidentaux le font 

Les riches Occidentaux protègent leur économie et leurs entreprises locales de la mainmise étrangère. Si c’est bon pour ces derniers, pourquoi ne le serait-il pas pour les pays pauvres colonisés économiquement? «L’ONU met en garde les nations contre les risques de recolonisation». Quelle farce! Comme si les pays en voie de développement, et que l’on veut maintenir en permanence en «voie de développement» avaient déjà été «décolonisés».  

Voici le titre de quelques articles qui j’ai ressortis : 

– «L’Europe ne s’ouvre pas aux offres publiques d’achat par des étrangers» 

– «L’Allemagne envisage un fonds public contre les OPA» 

- «Alston : Paris rejette l’offre de General Electric (USA)». Comme la France a bloqué la vente à des étrangers de Danone (alimentaire), d’Aventis (pharmaceutique) et d’autres; 

- «Japon : sus aux investisseurs étrangers»; 

- «Trump bloque la fusion Broadcom (Singapour) – Qualcomm (USA)»; 

– «Washington encadrera davantage des rachats étrangers »