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Minimum de 500$ par VIP, 230$ pour un cocktail dînatoire

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Le restaurateur bien connu Alain Creton, de la brasserie Chez Alexandre, rue Peel, n’hésite pas à exiger 500 $ par client pour un accès à sa tente VIP pendant le week-end du Grand Prix du Canada.  

Un prix hors-norme qui reflète l’effervescence de l’événement de F1 et qui se vérifie aussi sur d’autres tables de Montréal.  

«J’ai reçu un appel d’un groupe de 12 personnes de New York. Je leur ai dit que c’était 500 $ par personne minimum. Ils m’ont répondu : “pas de souci, on avait prévu plus que ça!”» raconte en riant le coloré restaurateur, rencontré cette semaine.  

Jérôme Ferrer, d’Europea, tombe lui aussi dans la démesure en offrant une table à 10 000 $ pour quatre convives, taxes et services inclus. Au menu : truffes, caviar et plats exclusifs.  

Une autre restauratrice de la rue Peel, Sandra Ferreira, du café du même nom, dit doubler sa capacité d’accueil lors du Grand Prix.  

Un cocktail dînatoire à 230 $ par personne, prévu cette semaine, affiche déjà complet. «On triple nos revenus», affirme-t-elle.  

Certains mets, comme la salade verte, sont retirés du menu pour faire place à de somptueux plateaux de fruits de mer.  

Gros homards et gros steaks  

Lors de notre passage sur la rue Peel, M. Creton a sabré une bouteille de champagne dont il dit être le plus grand vendeur à Montréal.  

«Il y a beaucoup de gens qui veulent remercier leurs bons clients, les gens se laissent aller», dit-il.  

Ce dernier souligne que la clientèle du Grand Prix est friande de nourriture extravagante et qu’il ne faut surtout pas lui servir des petites portions.  

«Les homards ne peuvent pas juste peser une livre. Même chose pour les steaks», dit-il.  

Depuis l’an dernier, un chef qui a fait ses classes chez Joël Robuchon, Éric Lecerf, officie dans les cuisines d’Alexandre. C’est un milliardaire américain qui a exigé la présence d’un grand chef qui a amené M. Creton à le recruter.

♦ Le restaurateur nous a confié avoir eu toute une surprise en découvrant cette année qu’Olivier Benloulou, un riche homme d’affaires de l’Outaouais qui a une fabuleuse collection de voitures exotiques exposée dans la rue Peel, était un ancien busboy de son restaurant.