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Premières Nations: aidez-nous à vous aider

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Le rapport découlant de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) met en lumière la détresse qui prévaut dans les communautés autochtones.

Plus largement, l’exercice doit nous permettre de dialoguer sur le climat social qui règne dans ces communautés.

Immense fossé

Soyons francs. Il y a un fossé qui sépare les Premières Nations et le reste de la société. Comme si nous vivions dans deux mondes différents. Dès lors, il est plus ardu de conscientiser la majorité aux difficultés de la minorité et de tout mettre en œuvre pour faire changer les choses.

Il n’est pas question ici de coloniser, d’assimiler, ou de forcer une intégration. Les peuples autochtones peuvent et doivent maintenir leur culture, leur spécificité. C’est évident.

Mais il doit y avoir un moyen de mieux coexister. Prenons le financement des Premières Nations. Probablement l’exemple le plus patent des travers de nos relations dysfonctionnelles.

Zéro transparence

Est-il normal qu’il y ait si peu de transparence dans l’utilisation qui est faite des milliards de dollars qui sont versés aux communautés autochtones ? Pourtant, Stephen Harper avait légiféré en ce sens pour obtenir un minimum de reddition de compte de la part des chefs gourmands, qui se versaient souvent de mirobolants salaires, au détriment des services offerts à leurs populations.

Mais Justin Trudeau, voulant tellement se réconcilier, a aboli ces exigences, permettant de facto un retour à l’opacité.

Est-ce que cet aveuglement sert bien la cause des communautés ? La réponse semble évidente.

Bien sûr, nous devons nous excuser pour les affres du passé. Et nous devons assurément mieux protéger les plus vulnérables. Mais pour y arriver, il faudra mieux cohabiter. Il apparaît évident que cet entêtement à vivre dans la marge n’aide en rien. Nous voulons vous aider. Mais de grâce, aidez-nous à le faire.