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Le buffet québécois

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Chaque fois que le Québec se fait déposséder, c’est une partie de son âme qu’on arrache : Cirque du Soleil, Rona, Provigo, bientôt Air Transat... et à quand Jean Coutu ? Les rôtisseries St-Hubert ? Ça fait encore mal ! J’en parle aux gens et ils me disent : « Je ne peux pas croire ! » Voilà aussi autant de gifles à la figure de feu Jacques Parizeau qui s’est dévoué pour notre reconquête économique.

Jacques Parizeau, mort depuis exactement quatre ans samedi dernier, beaucoup d’imbéciles le voyaient comme le méchant séparatiste qui voulait briser le pays. Ils ne se rendaient pas compte que Monsieur avait à cœur l’enrichissement collectif, le rehaussement du niveau économique général.

Et l’on dépèce maintenant le Québec pour le servir par petits morceaux sur un grand buffet.

Dépossession

Il y a quelques mois, Bombardier s’est fait ravir sa C-Series par le géant Airbus, mort de rire dans cette affaire ! La compagnie qui fait honte à son fondateur Joseph-Armand songe désormais à abandonner l’aviation civile en vendant ses activités dans ce secteur à Mitsubishi. Gageons que les patrons se rouleront en couinant dans l’auge des primes.

Avant-hier, on apprenait que le Groupe Maurice se vend à des intérêts américains. Quand cessera la dépossession du Québec ?

Défection

Où sont nos jeunes loups de la garde montante ? Bon nombre d’entre eux, enrichis grâce à notre argent, se prélassent sur des yachts américains magnifiques de deux cents mètres dans la mer des Caraïbes. Et ils disent ensemble, haut et fort : « Au diable, le petit Québec ! Il nous a aidés à démarrer et à devenir des géants, mais il nous taxait trop. »

Avec ces défections coûteuses, les Québécois moyens, payeurs de taxes, jouent leur dé sur le serpent au lieu de l’échelle... Et dire que François Legault voulait nous enrichir en début de mandat ! Saura-t-il mettre fin au buffet ?