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Grand Prix: vote unanime des députés contre le «Bonjour-Hi»

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Les députés de l’Assemblée nationale ont réitéré vendredi leur opposition à la formule d’accueil bilingue «Bonjour-Hi», alors que se déroule le Grand Prix du Canada cette fin de semaine à Montréal.

Jusqu’à dimanche, des milliers de touristes et de fans de Formule 1 vont affluer vers le parc Jean-Drapeau pour voir les bolides défiler sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Présentée par le Parti québécois, la motion invitant «tous les commerçants et tous les salariés qui sont en contact avec la clientèle locale et internationale à l'accueillir chaleureusement avec le mot “bonjour”» a été appuyée par toutes les formations politiques.

Le texte précise que la langue française est «une expression riche de l'identité du Québec et de Montréal et qu'elle doit être mise en valeur lors d'événements internationaux».

L'accueil en français recule

Le chef parlementaire péquiste Pascal Bérubé estime que ce vote unanime des parlementaires est primordial, alors que de nouvelles données de l’Office québécois de la langue française révèlent que l’accueil en français à Montréal est passé de 84% à 75% entre 2010 et 2017. 

«Il y a un événement international qui va se dérouler à Montréal durant la fin de semaine, c’est un rappel qui est nécessaire, a-t-il insisté au sortir du vote. On a un appui fort de l’Assemblée nationale que le combat du français à Montréal, ça doit être porté par tout le monde et on a demandé à ce que la motion soit envoyée à l’ensemble des élus municipaux de la ville de Montréal». 

Des absents chez les libéraux

Si une majorité d’élus du Parti libéral ont voté en faveur du texte qui préconise l’utilisation du simple «Bonjour» à l’accueil des clients et touristes, notons tout de même l’absence des députés Gregory Kelley et Kathleen Weil au moment du vote en Chambre. Ces deux parlementaires représentent les circonscriptions de Jacques-Cartier et Notre-Dame-de-Grâce, à forte proportion anglophone. 

Rappelons qu’une motion semblable avait été adoptée en 2017, ce qui avait provoqué une levée de bouclier de la communauté anglophone et placé le gouvernement libéral de Philippe Couillard dans une situation délicate.

Le sujet avait même rattrapé l’ex-premier ministre durant la dernière campagne électorale. Durant le débat des chefs en anglais, M. Couillard avait qualifié «d'incident» l’adoption de la motion en faveur de l’abandon du «Bonjour-Hi» dans les commerces.