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Haïti: appel du Canada à la création d’une « mission politique robuste » de l’ONU

Marc-André Blanchard a été nommé à la tête de la représentation du Canada à l'Organisation des Nations unies à New York.
COURTOISIE/MCCARTHY TÉTRAULT
PHOTO COURTOISIE, MCCARTHY TÉTRAULT Marc-André Blanchard a été nommé à la tête de la représentation du Canada à l'Organisation des Nations unies à New York. COURTOISIE/MCCARTHY TÉTRAULT

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L’ambassadeur canadien à l’ONU a plaidé vendredi vigoureusement en faveur de la création d’ «une mission politique robuste» des Nations unies en Haïti pour prendre la relève à l’automne de l’opération de police onusienne Minujusth. 

« Nous avons besoin de la bonne expertise », a souligné Marc-André Blanchard lors d’une conférence de presse, en mettant en garde sans les nommer les pays qui veulent réduire cette future mission à la portion congrue par souci d’économies. 

« Ce n’est pas une question de nombre de personnels » mais d’avoir la « bonne expertise » car il est question « de vies et de l’avenir d’Haïti », a-t-il martelé, en s’exprimant en qualité de président d’un groupe onusien de conseil pour Haïti. 

La mission de police de l’ONU en Haïti doit prendre fin le 15 octobre. La création d’une mission politique pour lui succéder est en cours de négociations entre les membres du Conseil de sécurité. 

De retour d’une mission d’évaluation dans le pays, le diplomate canadien a indiqué être « très préoccupé par la situation politique, économique et sociale » en Haïti. Depuis deux ans, la situation économique s’est dégradée avec une inflation à la hausse, a-t-il rappelé, en faisant valoir qu’elle contribuait à développer dans le pays les inégalités, les exclusions, la violence et les gangs. 

La future mission politique de l’ONU devra avoir un rôle important de coordination et « nous avons besoin d’une approche intégrée », a-t-il plaidé. Il lui faudra apporter une expertise en terme d’État de droit, aider à lutter contre les inégalités et contre la violence, qui ne relève pas de la criminalité ordinaire, a dit Marc-André Blanchard. 

« La situation en Haïti est urgente » et il faut « non seulement s’attaquer aux symptômes mais aussi à la racine des problèmes », a-t-il insisté. 

Pays le plus pauvre du continent américain, Haïti n’a plus de gouvernement depuis plus de deux mois.