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Le tatouage séparatiste

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L’ancien ministre de la Santé péquiste, Réjean Hébert, a commis un péché mortel. Il est un traître, un lâche, un incompétent qui devrait se terrer.

Mais pourquoi donc, me direz-vous ? Parce que son sang n’est pas d’un bleu pur comme l’azur. Il a osé commettre l’irréparable. Il n’est plus souverainiste ! C’est un scandale !

Ridicule

Vous aurez compris que les hauts cris des souverainistes purs et durs me font légèrement sourire. Monsieur Hébert dit qu’il est passé à autre chose, que l’indépendance n’est plus à l’ordre du jour et que, de toute façon, sa priorité est de faire avancer certains dossiers reliés à la Santé.

Même si on peut convenir que le maillage n’est pas très naturel entre le PQ et le PLC, l’ancien ministre n’a pas tort non plus quand il dit que, mis à part l’indépendance, les deux partis se ressemblent beaucoup quand on les positionne sur l’échiquier politique.

Déconnexion

Donc, on peut à la limite être sceptique sur l’évolution de la pensée du Dr Hébert, mais de là à le pendre haut et court... En fait, j’y vois une illustration d’un des éléments qui clochent avec le vacillant mouvement souverainiste. C’est cette espèce de notion du « crois ou meurs », ou encore du « t’es avec nous, ou contre nous ».

Sincèrement, croyez-vous que vous vous aidez en agissant ainsi ? Que vous allez retrouver le cœur des Québécois ? Nah ! On dirait davantage un mouvement sectaire qui n’accepte pas les remises en question de ses disciples. Il n’y a rien d’attirant ou d’intéressant là-dedans.

L’indépendance, c’est une idée, un concept. On peut y adhérer, ou non. Notre pensée peut évoluer, dans un sens, comme dans l’autre. Réjean Hébert a cheminé, et il a décidé que cette avenue n’était plus une priorité pour lui. Grand bien lui fasse. L’indépendantisme, ce n’est pas un tatouage qui nous marque à jamais.