/weekend
Navigation

En mode lecture: un Djian qui bouscule

<i>Les inéquitables</i></br>
Philippe Djian, aux Éditions Gallimard, 176 pages
Photo courtoisie Les inéquitables
Philippe Djian, aux Éditions Gallimard, 176 pages

Coup d'oeil sur cet article

Fidèle à lui-même, l’écrivain français Philippe Djian nous montre pourquoi le pire peut toujours arriver, même lorsqu’on pensait avoir touché le fond...

Dans cette ville de bord de mer qui ne sera jamais nommée, il y a eu un massacre. Massacre qui, un an plus tôt, a notamment fauché Patrick, le mari adoré de Diana. Du coup, on comprendra mieux pourquoi Marc, le jeune frère de Patrick, doit désormais veiller en permanence sur sa belle-sœur : depuis la tragédie qui l’a laissée veuve, Diana a déjà tenté deux fois de se suicider, et la troisième tentative pourrait fort bien être la bonne.

Contraint de vivre chez elle, Marc occupe donc son temps du mieux qu’il le peut tout en s’empêchant de nourrir des pensées impures. Car elle a beau avoir 20 ans de plus que lui, Diana est l’une des plus belles femmes qu’il ait jamais vues.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

Un jour, tout se mettra cependant à aller de travers. En allant se promener tôt le matin sur la plage, Marc découvrira en effet dans le sable trois paquets de cocaïne soigneusement emmaillotés. L’erreur ? Au lieu de les remettre à la police, il décidera aussitôt de payer ses dettes de jeu... en écoulant la drogue. Et pour faire ce genre de truc, il connaît la personne idéale : Joël, le frère aîné de Diana – oui, oui, ça fait pas mal de frères en circulation !

En peu de mots, l’auteur de 37°2 le matin nous entraîne dans un univers assez noir pour nous tenir accrochés au bout de notre siège jusqu’à la fin, meurtres, alcool, mensonges et tromperies ne tardant pas à être aussi au rendez-vous.

Frissons garantis

Dans l’ombre du paradis

<i>Dans l’ombre du paradis</i></br>
Viveca Sten, aux Éditions Albin Michel, 430 pages
Photo courtoisie
Dans l’ombre du paradis
Viveca Sten, aux Éditions Albin Michel, 430 pages

Septième opus de la série Thomas Andreasson / Nora Linde, Dans l’ombre du paradis nous permet une fois de plus de visiter Sandhamn, une petite île de la Baltique où on n’aime pas trop les Suédois qui se sont établis à l’étranger. Lorsque Carsten Larsson, un requin de la finance vivant à Londres, décidera d’y faire construire une gigantesque villa d’été, les habitants du coin ne seront donc pas particulièrement ravis de le voir débarquer avec femme et enfant. Ce qui n’empêchera pas Carsten d’organiser une fastueuse pendaison de crémaillère et de tous les convier chez lui à faire la fête.

Mais aux petites heures de la nuit, un incendie éclatera et un corps carbonisé sera retrouvé dans l’aile réservée aux invités.

Retour de flamme

Même s’il envisage sérieusement de laisser tomber le métier de policier, Thomas Andreasson se rendra sur les lieux pour enquêter, parce qu’il apparaîtra rapidement que le feu ne s’est pas allumé tout seul. Et avec l’aide de son amie Nora, qui vient d’être nommée procureure à l’Agence de lutte contre la criminalité financière, il ne tardera pas à découvrir bien des choses étonnantes sur l’antipathique Carsten Larsson.

Un polar de facture classique qui remplit bien son rôle : nous divertir et nous donner de très légères sueurs froides.

À lire aussi cette semaine

La femme du banquier

Cristina Alger, aux Éditions Albin Michel, 
416 pages
Photo courtoisie
Cristina Alger, aux Éditions Albin Michel, 416 pages

À la suite de l’écrasement du petit avion dans lequel son mari avait pris place, Annabel Werner découvrira qu’elle était loin de connaître Matthew aussi bien qu’elle ne le pensait. Travaillant pour la plus grande banque privée de Suisse, Matthew semble en effet lui avoir caché bien des choses de son vivant. Alors à elle de comprendre lesquelles, surtout si elle tient à la vie ! Un bon thriller.

La fille de la supérette

Sayaka Murata, aux Éditions Folio, 146 pages
Photo courtoisie
Sayaka Murata, aux Éditions Folio, 146 pages

Keiko Furukura travaille depuis déjà 18 ans dans un konbini situé non loin de la gare de Hiirochô. Au Japon, ce genre de supérette ouverte 24 heures sur 24 vend plein de plats à emporter et comme elle n’offre aucune perspective de carrière intéressante, ses employés, tous étudiants, ne font généralement que passer. Keiko est donc une exception. Paru l’an dernier sous le titre de Konbini, ce très court roman est un pur régal.

Les cent onze parfums qu’il faut sentir avant de mourir

Yohan Cervi, Jeanne Doré et Alxexis Toublanc, aux Éditions Nez, 272 pages
Photo courtoisie
Yohan Cervi, Jeanne Doré et Alxexis Toublanc, aux Éditions Nez, 272 pages

Ce livre raconte l’histoire des parfums en commençant par l’âge d’or de la parfumerie moderne, avec des grands classiques comme Shalimar de Guerlain, Habanita de Molinard, Joy de Jean Patou ou le fameux N°5 de Chanel. Traversant le siècle pour se rendre jusqu’à aujourd’hui, il nous donnera ainsi l’envie de humer le contenu d’une foultitude de jolis flacons.

Un prénom d’héroïne et de héros

Sarah Sauquet, aux Éditions Le Robert, 440 pages
Photo courtoisie
Sarah Sauquet, aux Éditions Le Robert, 440 pages

Ça nous a un peu surpris au début, mais on s’y est fait assez vite : ce dictionnaire peut se lire aussi bien à l’endroit qu’à l’envers, puisqu’il propose 122 prénoms féminins d’un côté, et 122 prénoms masculins de l’autre. Dans les deux cas, on en apprend beaucoup sur tous les prénoms qui ont déjà été portés par des personnages célèbres de la littérature (Ariane, Esmeralda, Manon, David, Jean, Tristan, etc.).