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Lutte contre le suremballage: une épicière lance une nouvelle tendance

Lutte contre le suremballage: une épicière lance une nouvelle tendance
PHOTO COURTOISIE

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En distribuant ses fruits et légumes dans des bacs plutôt qu’en les emballant de plastique et de styromousse, un supermarché de Gaspé semble avoir lancé une nouvelle tendance à travers le Québec pour lutter contre le suremballage.  

«Depuis que nous avons partagé notre initiative sur les réseaux sociaux mardi, il y a cinq épiciers qui m’ont contactée pour savoir comment nous avons mis ce système en place», s’est étonnée Stéphanie Cronier, directrice du IGA Richard Cronier.  

Elle se réjouit que d’autres propriétaires de supermarché se sentent concernés par la question de l’environnement. Reste qu’à l’heure actuelle, on peut compter sur les doigts d’une main le nombre de succursales d’IGA qui se sont lancées dans la distribution en vrac pour les fruits et légumes.  

Encore du suremballage  

Le système est pourtant simple. Chaque aliment est placé dans un bac. Les clients amènent un sac réutilisable de la maison et le remplissent des fruits et légumes qu’ils désirent.  

Bref, les grappes de raisin emballées dans le plastique disparaissent progressivement des étagères de l’épicerie de la famille Cronier.  

«On n’emballera plus rien en épicerie. Par contre, on n’a pas le choix de vendre ce qui arrive déjà emballé inutilement, comme les concombres, les choux-fleurs et les brocolis», s’est désolée Stéphanie Cronier, qui espère que les grossistes et les grandes bannières soient plus conscientisés au problème de suremballage à l’avenir.  

Une préoccupation pour les clients  

Les choses sont quand même en train de changer. Depuis avril, la chaîne Métro permet à ses clients de faire leurs courses avec des plats de plastique réutilisables: une manière de contrer la surutilisation de sacs de plastique à la boucherie notamment.  

IGA mène présentement un projet-pilote pour tester cette façon de faire.  

«Les gens sont déjà prêts à amener leurs Tupperware, mais on ne peut pas encore les autoriser malheureusement, comme le projet-pilote n’est pas terminé. Les gens en région sont aussi très sensibilisés aux enjeux environnementaux», a constaté Mme Cronier.  

Sa clientèle a d’ailleurs très bien réagi à la distribution en vrac.  

D’autres projets à venir  

Pour Plastic Attack Montréal, un organisme qui milite contre le suremballage, la distribution en vrac de fruits et légumes et l’utilisation de plats réutilisables pour les achats ne sont que les deux premières étapes.  

«À court terme, il faut aussi étendre la distribution en vrac à d’autres rayons des supermarchés, notamment pour les plats préparés et la boulangerie. On consomme beaucoup trop de plastique en ce moment. Il ne faut pas oublier que le plastique se décompose et qu’on finit par manger ce qu’on consomme», a plaidé la cofondatrice de Plastic Attack Montréal, Caroline Thibault.  

Stéphanie Cronier, elle, a déjà d’autres projets en tête pour réduire l’empreinte écologique de son commerce.  

Dès le mois prochain, un système de distribution en vrac pour les savons et les crèmes sera inauguré. Les gens auront à acheter un seul contenant. Ils pourront ensuite revenir pour le remplir quand il sera vide.