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Silence autour du terrain d’Electrolux

Cinq ans après la fermeture de l’usine, aucun projet de développement

La démolition de l’usine Electrolux de L’Assomption avance, comme a pu constater <i>Le Journal</i> samedi, mais les plans de la multinationale sont toujours inconnus pour la suite des choses.
Photo Geneviève Quessy La démolition de l’usine Electrolux de L’Assomption avance, comme a pu constater Le Journal samedi, mais les plans de la multinationale sont toujours inconnus pour la suite des choses.

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L’ASSOMPTION | Les travaux de démolition du bâtiment vacant de l’usine d’Electrolux sont en cours à L’Assomption, mais la municipalité de Lanaudière ne sait toujours pas ce que l’entreprise fera du terrain, cinq ans après la fermeture.

Selon le maire Sébastien Nadeau, aucun projet de remplacement n’a encore été proposé par la multinationale suédoise, toujours propriétaire de l’endroit.

« Nous avons cependant exigé que tous les éléments non naturels soient retirés y compris la dalle de béton. Le terrain sera renaturalisé, avec l’ajout d’une couche de 60 cm de terre et des arbres replantés », affirme l’élu.

Même si Electrolux refuse de s’avancer sur ses intentions pour le futur du site de 1,2 million de pieds carrés, le maire de L’Assomption pense que les choses devront bouger.

À développer

« On ne peut pas garder vacant indéfiniment un terrain industriel de cette ampleur, situé juste à côté de l’autoroute 40 », soutient-il.

D’ailleurs, il ne sait toujours pas s’il y a présence de contaminants sur le terrain.

« Puisqu’il s’agit d’un terrain privé, on ne peut pas les forcer à faire de forages pour le vérifier, » dit Sébastien Nadeau.

Annoncée en décembre 2010, la fermeture définitive de l’usine a eu lieu en 2014, faisant perdre leur emploi à plus de 1300 personnes.

L’entreprise avait déménagé ses activités dans des installations neuves à Memphis au Tennessee, avant d’annoncer en janvier dernier vouloir les fermer également.

Bras de fer

En 2016, Electrolux manifestait son intention de démolir le bâtiment de L’Assomption, dont l’état vétuste devenait dangereux. Un bras de fer s’est alors engagé entre la multinationale et la Ville, qui refusait d’accorder le permis nécessaire pour la démolition à moins qu’Electrolux ne propose un projet de remplacement.

C’est finalement un juge qui a tranché et la municipalité a dû accorder le permis. La dalle de béton que la compagnie souhaitait laisser sur place devra toutefois être retirée et le terrain renaturalisé. Un ingénieur mandaté par la Ville assistera également à toutes les étapes des travaux afin de s’assurer qu’il n’y ait pas présence de contaminants dans le sol.

L’endroit a une vocation industrielle depuis les années 40.