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«Sam perd la tête» de Sandra Sirois: à la recherche du prince charmant!

Sandra Sirois
Photo courtoisie, Julie Artacho

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L’animatrice de télé Sandra Sirois s’est amusée des rencontres amoureuses qui finissent plus ou moins bien, des aléas de la vie intime des femmes et des projections idéalisées que bien des femmes se font d’un «prince charmant» pour écrire son deuxième roman, Sam perd la tête.

Sam, jeune animatrice de radio, souhaite rencontrer un homme charmant, beau, riche, populaire. La totale. Lorsqu’elle rencontre François, un jeune homme aimable et sincère qui est loin d’être populaire, riche ou d’une allure à couper le souffle, elle accepte de le fréquenter, « en attendant ».

Finira-t-elle par s’ouvrir les yeux et par réaliser que le bonheur est bien plus proche d’elle que ses rêves de contes de fées? «Je pense que c’est un problème de plusieurs femmes, dans notre ­société», commente l’auteure, en entrevue.

«On vit dans une société où les femmes se font dire, dès leur jeune âge, qu’il faut qu’elles trouvent le prince charmant. Notre société dit qu’un homme qui est riche, qui est populaire, a beaucoup de valeur comparativement à un homme qui est bon et qui est fin. Moi, je voulais rendre hommage aux bons gars, en faisant ce livre-là.»

À travers l’histoire de Sam, elle voulait suggérer aux femmes de s’intéresser à l’homme qui sera gentil, généreux, et qui saura prendre soin d’elles.

Le personnage de François, qui semble un peu insipide, est pourtant le plus attachant de tous ses prétendants.

Il arrive à faire face à toutes sortes de problèmes, aux petits bobos, aux situations qui ne sont pas toujours roses, à la vraie vie, sans dramatiser ou partir en courant.

«Dans les romans et dans les films d’amour, c’est toujours parfait, c’est toujours beau. Je voulais mettre de l’avant les petits malaises du quotidien, parce que ça arrive, ça fait partie de nos vies. Je ne vois pas ça dans la littérature, à la télé, dans les films. Je trouve qu’il y a tellement matière à faire de l’humour!» dit-elle.

Problèmes intimes

Sandra Sirois dit qu’elle a aussi entrepris une démarche féministe en évoquant un sujet intime de la vie des femmes. «Je parle de vaginites intentionnellement parce qu’on présente toujours les vagins comme des objets sexuels, surtout dans la pornographie. Les femmes, dans les publicités, sont tout le temps parfaites, mais dans la réalité, c'est pas ça.»

Elle fait remarquer qu’un petit problème de ­santé peut devenir infernal et très préoccupant.

«Je voulais faire comprendre aux femmes que, eille, c’est super normal ! Il faut arrêter de se culpabiliser pour ça. Je fais des blagues, mais ce ne sont pas des jokes pipi-caca. On demande toujours aux femmes d’être parfaites et d’être prêtes à faire l’amour, mais dans les relations amoureuses, on vit des choses à gérer au quotidien, c’est humain, c’est normal, mais ça, on n’en parle jamais.»

Relations amoureuses

Sandra Sirois note aussi qu’il est de plus en plus difficile de construire des relations amoureuses dans un monde dominé par les écrans et l’image.

«Le personnage de Sam rêve de glamour. Mais ce n’est pas la réalité. On est constamment entourés de personnalités parfaites, qui ont des images parfaites, mais on ne sait pas ce qui se cache derrière la photo, derrière une émission de télévision.»

<b><i>Sam perd la tête</i></b><br>
Sandra Sirois<br>
Éditions Hurtubise<br>
320 pages
Photo courtoisie, Éditions hurtubise
Sam perd la tête
Sandra Sirois
Éditions Hurtubise
320 pages

► Sandra Sirois est animatrice de radio et de télévision.

► Elle anime l’émission Mille visages à MAtv, une émission qui fait la promotion de la diversité et qui parle des enjeux de ­l’immigration.