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Dans 20 ans, chers finissants...

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J’aurai fait le carrousel au complet, ce printemps : des funérailles, un mariage, puis mes retrouvailles du secondaire.

Ce n’est pas des farces, si vous voulez m’avoir pour la Bar Mitzva de votre petit neveu, je devrais arriver à vous caser dans mon agenda.

Les étapes

C’est quand même drôle, au Québec, quand l’hiver s’en va, et même si le printemps est timide, on se rassemble et on souligne les étapes.

Comme tous ces finissants qu’on peut apercevoir autour des hôtels ces jours-ci. Ils sont beaux comme tout, ces jouvencelles et jouvenceaux, dans leurs robes de rêve et leurs habits trop grands. Ils sont pleins de rêves. Des ambitieux et des grands, de temps en temps. Des plus modestes aussi, comme celui de simplement en finir un jour avec l’école, ce qui est amplement suffisant.

On leur dit souvent qu’ils vivent les plus belles années de leur existence. L’insouciance, l’absence de responsabilités et de comptes à payer, la vie devant soi. Profitez-en, ça ne durera pas ! Eh bien non, chers finissants. Permettez-moi de vous dire que le meilleur reste à venir.

Le privilège

Vous allez choisir un champ d’études ou un métier qui vous ressemble. Vous allez faire des voyages qui vont vous rendre moins con. Vous allez vivre le grand amour... ou plusieurs ! Vous mettrez peut-être des enfants au monde, et ça deviendra dès lors la plus belle aventure de votre vie. Puis ils prendront le chemin de l’école et diplômeront à leur tour.

Dans vingt ans, chers finissants, vous serez un peu moins chevelus et un peu plus gros, mais toujours aussi beaux. Et, à ce moment-là, puissiez-vous prendre le temps de vous dire que vous êtes chanceux de tout ce que la vie vous aura apporté.

Et peut-être de faire l’inventaire des rêves qu’il vous reste à réaliser.

Vous n’aurez pas encore la moitié du chemin de parcourue. Il faudra bien vous occuper ! À ce moment-là, tâchez de vous rappeler que le meilleur est à venir. Parce que vieillir est le privilège de ceux qui vivent.