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Frappé d’un AVC et seul pendant deux semaines

Il ne pouvait pas parler pour appeler de l’aide

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 Un homme de la Montérégie est resté coincé seul chez lui pendant plus de deux semaines, abandonné à son triste sort, en raison d’un important accident vasculaire cérébral (AVC).  

 

 Le Granbyen Patrick Claveau a vu sa vie chamboulée le 23 février dernier.  

 

 N’ayant pas encore retrouvé parfaitement l’usage de la parole, l’homme de 45 ans explique au Journal qu’il est resté pendant plusieurs jours immobilisé dans son lit.  

 

 C’est son ex-conjointe, Sonia Boire, qui l’a découvert dans son appartement alors qu’elle n’avait plus de ses nouvelles depuis plusieurs jours.  

 

 « Lorsque je suis arrivée, il était dans son lit et il pleurait », raconte-t-elle  

 

 La dame s’était rendue chez son ex-conjoint le 11 mars, soit 17 jours après qu’il eut fait son AVC.  

 

 « Il y avait des spots de moisissure dans son lit, car il avait uriné et l’odeur était nauséabonde », ajoute-t-elle.  

 

 Impossible de crier  

 

 Patrick Claveau croit que l’AVC l’aurait frappé vers 3 h du matin.  

 

 « Je n’étais plus capable de crier pour appeler de l’aide », relate-t-il.  

 

 Le quadragénaire a bien essayé de se déplacer de son lit à quelques reprises, mais il tombait toujours au sol puisque le côté droit de son corps était complètement paralysé.  

 

 Il a survécu en se nourrissant de chocolats de la Saint-Valentin qu’il avait sur sa table de nuit.  

 

 De peine et de misère, il est parvenu à s’abreuver afin d’éviter la déshydratation.  

 

 « Je pesais autour de 225 livres et lorsque les médecins ont vérifié mon poids à l’hôpital, j’étais rendu à 180 », fait remarquer M. Claveau.  

 

 Mme Boire confirme que son ex-conjoint avait les joues creuses et qu’il était très maigre lorsqu’elle l’a découvert.  

 

 Les médecins lui ont fait savoir qu’il aurait besoin d’un peu plus d’une année pour se rétablir.  

 

 Selon Christian Stapf, neurologue au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), si M. Claveau avait été soigné rapidement après son malaise, il aurait diminué ses chances d’avoir des séquelles.  

 

 « S’il avait été soigné dans les quatre premières heures et demie, on aurait pu lui donner un médicament qui a le potentiel de débloquer l’artère et de faire disparaître l’AVC », soutient le médecin.