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Jean Chrétien prêt à se rendre en Chine pour les prisonniers canadiens

Jean Chrétien prêt à se rendre en Chine pour les prisonniers canadiens
Photo d'archives, Agence QMI

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OTTAWA | L’ancien premier ministre libéral, Jean Chrétien, s’est dit prêt à se rendre à Beijing afin de libérer les deux prisonniers canadiens et résoudre les différends commerciaux entre le Canada et la Chine.

Selon les informations du Globe and Mail, le Parti conservateur et l’ancien premier ministre Brian Mulroney ont appelé le premier ministre actuel, Justin Trudeau, à recourir aux services de son prédécesseur.

Un porte-parole de Jean Chrétien a indiqué qu’il se rendrait en Chine si on le lui demandait.

«Si le premier ministre le demande à M. Chrétien, il serait prêt à se rendre en Chine pour servir le Canada en cette période difficile pour aider nos agriculteurs et ramener nos deux Canadiens à la maison», a déclaré vendredi le porte-parole Bruce Hartley au Globe and Mail.

Michael Kovrig et Michael Spavor
Photo d'archives
Michael Kovrig et Michael Spavor

Matt Pascuzzo, attaché de presse de Justin Trudeau, a dit, pour sa part, que le premier ministre a simplement eu des entretiens avec M. Chrétien, connu pour ses liens étroits avec la Chine et ses voyages, alors à la tête du pays, pour ouvrir des voies commerciales dans les années 1990 entre les deux pays.

«Notre priorité absolue reste la sécurité des deux Canadiens arrêtés arbitrairement par le gouvernement chinois et le premier ministre a récemment eu l’occasion de discuter de la question avec M. Chrétien, a déclaré l’attaché de presse. Nous restons concentrés sur la libération de M. Kovrig et de M. Spavor.»

Cependant, l’ancien ambassadeur du Canada en Chine, David Mulroney, a déclaré qu’Ottawa enverrait un mauvais message si Jean Chrétien devenait envoyé spécial. «Le problème avec l’envoi d’un ancien premier ministre, c’est que cela légitime ce qui ressemble à un enlèvement orchestré par l’État», a déclaré M. Mulroney.

Les relations entre le Canada et la Chine sont tendues depuis que la justice canadienne a arrêté Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, en raison d’un mandat d’arrêt et d’extradition des États-Unis.

Depuis, la Chine a arrêté en représailles les ressortissants Michael Spavor et Michael Kovrig, soupçonnés «d’activités menaçant la sécurité nationale» dans des affaires distinctes. Beijing a aussi freiné ses importations de produits agricoles canadiens.