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«Nelson»: jouer sur les apparences

«Nelson»: jouer sur les apparences
Photo courtoisie

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Après avoir présenté des spectacles de variétés ces deux derniers étés, voilà que le Théâtre Saint-Sauveur renoue avec la tradition du théâtre d’été. Pour l’occasion, ce sera la pièce Nelson, une comédie de boulevard qui démontre que les ­apparences sont souvent trompeuses, qui prendra l’affiche.

L’adaptation de la pièce française, qui a connu un important succès au Québec au Théâtre Beaumont-St-Michel, il y a trois ans, reprend l’affiche avec une toute nouvelle distribution.

« Nous sommes dans la comédie de boulevard, nos personnages ont des défauts et c’est ce qui fera rire », annonce la comédienne Chantal Baril, qui avait d’ailleurs été dirigée par Michel Poirier dans les pièces Femme cherche homme désespérément, au Théâtre Sainte-Adèle en 2013, et Coco Chatel en 2015 à ce même théâtre.

Campée dans une somptueuse résidence d’Outremont, Chantal Baril interprétera Lorraine, une avocate réputée, carriériste, axée sur la performance et l’argent que peut rapporter une cause. « Elle peut aussi bien défendre des criminels qu’un politicien », lance-t-elle.

Sa fille Catherine (Gwendoline Côté) est tombée amoureuse d’un jeune homme dont les parents dirigent une mission en Afrique. Portée par cet amour, Catherine souhaite partir en mission humanitaire pendant un an avec son nouvel amoureux (Jules Ronfard) et ses parents.

« C’est une enfant roi, mais qui a bien tourné et qui a une fibre sociale », ajoute la comédienne. « Enfant, sa mère lui avait ouvert un compte en banque et déjà elle valait plus que le produit intérieur brut de la Grèce. »

Au grand dam de sa mère, Catherine a entrepris des études en sociologie alors que Lorraine aurait plutôt souhaité que sa fille suive ses traces. Quant à son mari Jocelyn (Roger La Rue), c’est un artiste dans l’âme. « C’est un chanteur d’opéra qui n’a jamais vraiment réussi », précise-t-elle.

Changer du tout au tout

Afin de se faire accepter pour prendre part à cette mission, Catherine demandera à ses parents de recevoir à souper son nouvel amoureux et ses parents (France Parent et Philippe Cousineau), un couple écolo porté par les missions humanitaires, tout l’inverse de Lorraine et Jocelyn, qui apprécient le luxe, le bon vin et la fourrure.

Pour faire plaisir à leur fille, ils devront se transformer du tout au tout et s’improviser comme étant engagés socialement. « Ils deviendront, le temps d’un souper, des végétaliens convaincus prétendant militer pour les droits des animaux », révèle Chantal Baril. « Comme c’est une avocate, elle a une grande habileté à communiquer. »

Le lapin Nelson

Pour jouer le jeu à fond, Lorraine aura avec elle un lapin, le petit Nelson, baptisé ainsi par Lorraine, en l’honneur de Nelson Mandela.

« Comme elle veut en mettre plein la vue, elle fera croire qu’elle s’est rendue en Afrique pour se procurer un lapin aveugle », souligne-t-elle. « Il faut s’attendre à plusieurs rebondissements. »

Par ailleurs, on retrouvera Chantal Baril dans Disparues, en octobre prochain, au Théâtre Duceppe. La pièce de l’Américain Tracy Letts sera mise en scène par René Richard Cyr.

Nelson

  • Auteur : Jean Robert-Charrier
  • Metteur en scène et adaptation : ­Michel Poirier
  • Distribution : Chantal Baril, Roger La Rue, Gwendoline Côté, France Parent, Philippe Cousineau et Jules Ronfard.
  • Du 14 juin au 24 août
  • Au Théâtre Saint-Sauveur (Les Laurentides)